The Life List dans les médias

"The Life List dispense des conseils, recommande des lectures, des programmes d'aide au changement. Les adeptes d'un petit changement de vie y agrègent leurs rêves..."

"Julien est un expert qui a fait ses preuves en matière de changement de vie"

"Le concept de Life List est arrivé en France. C'est un outil à la portée de tous pour faire l'inventaire de ses souhaits et se donner les moyens de les réaliser..."

"The Life List’ : Le super blog De Julien qui a décidé de réaliser tous ses rêves sans attendre"

Faut-il arrêter d’entreprendre à tout va sur internet ?

Par Julien Perret 19 mai 2014 1
Faut-il arrêter d’entreprendre à tout va sur internet ?

Je suis assez surpris du regard que peuvent avoir certains membres de la communauté des entrepreneurs de Paris sur moi depuis que j’ai choisi de sortir d’internet pour travailler sur un projet volontairement ancré dans le concret. J’ai l’impression d’être redescendu d’un cran dans la complexe échelle sociale des dirigeants de start up.

Pourtant, le projet que je mène actuellement est on ne peut plus important et difficile que le premier : J’ai l’impression d’avoir franchi un cap important en passant de 5 000 euros de capital à un projet dont l’ampleur avoisine les 450 000 euros. Je fais l’acquisition de trois commerces dont le chiffre d’affaires moyen devrait osciller aux alentours de 300 000 euros chacun contre seulement 30 000 en tout pour mon autre société. Ajoutez à cela que je devrais avoir embauché 12 personnes d’ici décembre prochain alors que j’étais seul sur internet. Même l’aspect technologique de Bagel Chef est bien plus évolué et complexe que ce que j’avais développé pour DirectOsteo.

Ta start-up n’est pas sur internet ? La honte…

Mais internet à le vent en poupe. Alors qu’ils étaient moqués il y a à peine une dizaine d’années, les geeks sont en passe de devenir les nouveaux rois du pétrole, au point de nous imposer leurs moustaches et leurs sweats à capuche comme produits de mode par excellence. Tout les journaux économiques reconnus s’entendent pour dire que le graal se trouve sur la toile, et personne ne semble s’étonner que Facebook ait pu payer 19 milliards de dollars pour What’s App et ses 55 salariés, la ou d’autres géants industriels se battent à juste plus de 10 milliards pour un monstre tel qu’Alstom. Un investissement 20 fois supérieur à l’investissement du chinois Dongfeng dans PSA ou à 13 millions de SMICs.

Il faut dire que le média à de quoi attirer les regards et les vocations. Se dire que l’on pourrait devenir milliardaire en moins de deux ans, c’est le rêve d’une grande partie de l’humanité. Même si l’on sait qu’il suffirait d’un bon million pour être heureux, l’argent fait partie de ces choses dont on semble ne jamais avoir assez. Et puis internet, c’est ce métier ou il suffit d’avoir un peu de débrouillardise pour créer des choses folles. Inutile de posséder des finances ou de multiplier les salariés, un individu seul peut changer le monde. Enfin, c’est le seul domaine ou l’on pense pouvoir s’habiller comme on le souhaite, se prendre pour un grand patron sans prendre de risque et ne jamais se frotter réellement à ceux qui sont nos clients. Un monopoly réel en quelque sorte..

Et si il y avait un monde en dehors d’internet ?

La réalité, c’est qu’internet fait perdre la tête et oublier à nos chers pays développés que pour avoir quelque chose à vendre, il faut avoir des gens pour acheter. Car internet pose plusieurs problèmes de taille. En plus d’être un parfait accélérateur des inégalités financières en regroupant des richesses monumentales autour d’entreprise n’employant que très peu de salariés, les grands d’internet souffrent de valorisation construites sur des prédictions de chiffre d’affaires liées au nombre d’utilisateur des réseaux (ce n’est pas toujours le cas, mais cela devient une règle pour de nombreux entrepreneurs). La rentabilité n’est plus un impératif. En 2013, Twitter espérait ainsi convaincre les investisseurs de participer à son introduction en bourse, au cours de laquelle il comptait lever 1 milliard de dollars sans n’avoir jamais été rentable. Vous connaissez la suite de l’histoire.

La multiplication de ces services divers est intéressante pour l’utilisateur. Elle permet l’emergence d’une économie du partage salvatrice en temps de crise économique. Mais l’argent brassé par ce phénomène semble dénué de toute réalité. Cette économie vacille parfois soudainement, laissant présager une nouvelle explosion de bulle comme celle qui s’était produit au début des années 2000. Dernière en date, avril 2014 : les valeurs Internet sont soumises à de fortes secousses. Ainsi, le top 15 du Nasdaq (comprenant Google, Facebook, Amazon, eBay etc.) perd près de 150 milliards de dollars de capitalisation (soit près d’un cinquième) en un mois. Dans le fond, je me demande encore jusqu’où l’on pourra valoriser des centaines de site possédant des centaines de millions d’utilisateurs dans le monde (42 $ par utilisateur pour WhatsApp), alors même que ces utilisateurs n’ont de cesse de changer de service pour être à la pointe de l’innovation.

Se pose enfin la question de la responsabilité sociale des entrepreneurs sur internet. Derrière les (vraiment) beau projets, les (vraiment) belles envies de changer le monde et les équipes (vraiment) sympa, on oublie souvent de se demander comment tous ces projets participent à notre avenir économique.

Derrière cette figure moins éclatante de l’entrepreneuriat sur internet, je ne souhaite pas cracher sur un secteur important et créateur de ressources et d’emplois, mais remettre à la place qu’il mérite la personne qui souhaite créer des choses dans le monde réel. Peut-être aussi vous donner envie de tenter de changer de vie sans que ce changement ne rime avec internet. De belles choses restent à faire dans le “monde réel”, et n’attendent que vous pour être réalisée. Alors sortez, lâchez vos petits écrans et vos envies de créer le réseau social qui changera le monde, et changez le directement, par vous même, en apportant quelque chose de nouveau et d’utile (ou de simplement plaisant). Vous aurez au moins le mérite de vous dire “pour moi tout va bien” lorsque la deuxième bulle internet éclatera, laissant des millier de bonnes idées (et leurs créateurs) sur la paille à cause d’investisseurs soudainement frileux !

One Comment »

  1. Emmanuelle 26 mai 2014 à 23 h 00 min - Reply

    Je ne peux que te suivre dans tes réflexions. J’ai moi-même un projet très concret qui mûrit. Même deux. J’en reparlerais en temps voulu. La vraie richesse c’est la liberté. La liberté c’est de choisir son mode de vie.

Donnez votre avis »

A Propos de The Life List™

Que feriez-vous si vous il ne vous restait qu’une semaine à vivre ? Souhaiteriez-vous partir à l’autre bout du monde ? Sauter en parachute ? N'attendez pas d'être trop vieux pour réaliser vos rêves : The Life List vous aide à véritablement changer de vie aujourd'hui.