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Peut-on mêler réussite et bonheur ?

Par Julien Perret 21 février 2014 9
Peut-on mêler réussite et bonheur ?

Ceux qui me suivent l’attendaient avec impatience : la vidéo de mon speech donné lors de la conférence WikiTalk il y a un mois à l’Ecole Centrale à Paris est enfin en ligne ! Le theme de l’intervention était simple : se demander dans quelle mesure mêler réussite et bonheur. Voici la vidéo, et le texte transcrit juste en dessous ! 

Peut-on mêler réussite et bonheur ?

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La plupart d’entre vous passeront près de 100 000 heures au cours des 40 prochaines années à courir après la réussite. Une réussite caractérisée par notre succès professionnel d’une part et notre succès financier d’autre part. Il y a fort à parier que vous ne regarderiez pas avec le même intérêt une même personne si elle était électricien que si elle dirigeait EDF. Vous ne regarderiez pas non plus avec le même intérêt un passionné programmation Visual Basics si celui-ci vous apprenait avoir vendu son dernier programme pour 50 M€ à Facebook. Pour avoir réussi sa vie, il faut avoir fait une belle carrière, tant sur le plan hiérarchique que financier.

Guidé par cette conception, j’ai commencé ma carrière en tant que consultant en stratégie. Un métier qui rendait très fier mes parents et qui m’assurait une belle retraite. Je me souviendrais toujours de ce jeudi soir … à 2h du matin. Cela faisait deux semaines que nous travaillions tous les soirs pour terminer une mission difficile. Une mission comme les autres à vrai dire. Devant mon agacement assez démonstratif, mon manager de l’époque me pris appart et m’expliqua la chose suivante : « Tu sais Julien, le conseil c’est dur. C’est comme ça. Tout le monde bosse dur, et c’est le prix à payer pour réussir dans la vie. Cela n’empêche pas de cumuler vie professionnelle et vie privée. Regarde moi, j’ai deux enfants et une femme. Tous les dimanches matin, entre 6h et 8h30, je réveille tout le monde à 6h pour aller faire un tour de vélo sur les bords de Seine. A 8h30 je  peux me remettre au boulot en ayant le sentiment d’avoir pris en compte ma vie. Belle perspective n’est-ce pas ?

Si l’on écoute les salariés français, le succès hiérarchique semble aujourd’hui devenu incompatible avec la notion de bien être. Selon une enquête réalisée en 2013 : 44% des cadres RH considèrent réaliser des actions qui ne correspondant pas à leur éthique. 20% des cadres supérieurs ont recours à des psychologues, et 16% ont besoin de médicaments pour travailler.  Quant au succès financier. Le Prix Nobel d’Economie en 2002 et l’un de ses collègues de l’université de Princeton, ont démontré qu’au delà d’un seuil fixé à 40 000 euros brut, un accroissement de salaire ne rendait pas plus heureux.

Il semble donc qu’il faille faire un choix radical entre réussite et bonheur. Rien d’étonnant dés lors aux résultat d’un récent sondage Opinion Way explicitant que 70% des cadres français souhaitaient changer de vie.

J’ai moi-même franchi ce pas en décidant de faire le tour du monde en 2011. J’ai pu traverser d’immenses déserts orangés en Jordanie, observer des Orang Outan de Bornéo, Plonger dans la grande barrière de corail. J’ai surfé à Hawaii et nagé avec des requins en Nouvelle Calédonie. J’ai même remporté un tournoi de Poker à Las Vegas. Mais derrière ces anecdotes, j’ai surtout réalisé l’ampleur de l’écart qui séparait mon mode de vie de consultant et le bonheur auquel j’aspirais.

En revenant de ce voyage, j’ai donc choisi de me fier entièrement à mon instinct et de tout plaquer pour tenter l’aventure entrepreneuriale espérant profiter un peu plus de la vie. Au bout de quelques mois je me suis retrouvé dans une situation inattendue : mon salaire avait été divisé par 10, mes horaires n’avaient pas changées. Pourtant, j’était aussi heureux qu’en partant faire le tour du monde. La volonté de réussir était toujours présente chez moi, mais la manière d’atteindre le succès s’est complètement transformée le jour ou je suis devenu entrepreneur.

  1. J’ai commencé à être passionné par mon travail. Je vis pour quelque chose en quoi je crois et j’ai hâte de me lever chaque matin pour continuer à tracer la voie qui me correspond.
  2. J’ai recommencé à m’amuser. J’édicte mes propres règles  C’est désormais moi qui façonne le monde et non le monde qui me façonne.
  3. J’ai redécouvert un plaisir que j’avais perdu entre le collège et le lycée. Le plaisir d’apprendre, d’être curieux et d’évoluer.
  4. J’ai réappris à ne pas baisser les bras. A accepter mes échecs et à persévérer la ou l’école et le monde du travail m’avaient appris que l’échec n’était pas une option
  5. J’ai réappris à faire confiance à mon instinct. A prendre des risques et à m’engager dans des aventures audacieuses simplement parce que j’y croyais.

Au cas ou vous l’auriez oublié, nous n’avons qu’une vie. Il est aberrent d’imaginer passer vos 40 plus belles années à faire quelque chose qui ne vous plaise pas en espérant un avenir meilleur. Etre passionné, s’amuser, apprendre, persévérer et suivre son instinct. Ce sont ces 5 préceptes qui doivent guider votre réussite. L’argent et la carrière ne seront alors qu’une cerise sur votre gâteau.

9 commentaires »

  1. Emmanuelle 22 février 2014 à 0 h 41 min - Reply

    Qu’en est-il ressorti de cette intervention ? Je veux dire, as-tu eu des retours de la part des gens présents à cette conférence ? Qu’en ont-ils pensé ?

  2. Jean-Michel 23 février 2014 à 23 h 51 min - Reply

    Excellente speech ! Ancien élève d’école d’ingé et travaillant en finance de marché depuis 4 ans, je me reconnais dans pas mal de points que tu évoques.
    Tu as prévu d’intervenir dans d’autres écoles dans les mois à venir ?

    • Julien Perret 12 mars 2014 à 9 h 36 min - Reply

      Bonjour,
      J’aurais aimé intervenir mais les écoles ne sont pas très ouvertes à ce genre de speechs pour le moment et je n’ai pas le temps de prospecter ! Ce qui est sur, c’est que ce n’est pas la dernière fois :)

  3. Jerome 25 février 2014 à 10 h 37 min - Reply

    Tout est dit :)

    Beau résumé de ce que je suis en train de vivre, et de ce que nous devrions être un peu plus nombreux à vivre…

  4. Haydée 17 mars 2014 à 20 h 32 min - Reply

    Se remettre à réfléchir est difficile. Apprendre des choses complètement nouvelles, être curieux après des années à faire son métro/boulot/dodo est presqu’impossible pour la majorité surtout lorsque c’est combiné avec une baisse de salaire conséquente.

    Bref une remise en question qui n’est pas forcément à la portée de tout le monde.

    Mais combien tu as raison. Je suis sur cette voie depuis 2 ans maintenant. Je me cherche, j’avance, j’apprend. Et ces 2 longues années ont sûrement été les meilleures sur les 10 dernières, où j’avais un travail bien payé mais sans aucune perspective d’avenir heureux.

    J’ai trouvé ce que j’allais vraiment entreprendre après ces deux années, après quelques étapes/échecs qui m’ont donné les meilleures leçons de vie.

    Je reviendrai commenter ici lorsque le tout sera entièrement mis en place d’ici quelque mois.

  5. Jordane de MonBonPote 26 mars 2014 à 13 h 46 min - Reply

    la même qu’Haydée, je te rejoins sur les bénéfices de la remise en cause du Statu Quo, moi j’appelle ça juste s’adapter au monde. C’est grâce à Internet qui nous a ouvert le champ des possibles qu’on peut se permettre d’utiliser le savoir collectif et d’ouvrir de nouvelles opportunités qui ne se trouve plus uniquement que dans la société traditionnelle, et notamment du quotidien métro/boulot de salarié/dodo.
    Seulement comme le dit Haydée combien vont faire le premier pas, sortir de leur zone de confort, remettre en cause leurs anciennes croyances, aller à contre sens en faisant confiance à leur instinct pour se lancer dans leur propre aventure à l’heure où la vie est de plus en plus en cher ?
    Il convient peut-être d’expérimenter beaucoup de chose avant de trouver l’idée et le plan pour mettre en oeuvre cette idée.
    Au bout de 4 dans les RH et le consulting, ça m’a suffit pour me lancer dans mon propre activité. Je reviendrai aussi ici quand je pourrais enfin dire que j’ai créé ma condition et mon indépendance !

  6. Haydée 26 mars 2014 à 13 h 49 min - Reply

    Le premier a gagné Jordane :p
    Je déconne ! Sympa de te voir ici. Mais oui on viendra en parler ici promis !

    Merci Julien pour cet article.

  7. Tatiana 1 avril 2014 à 15 h 56 min - Reply

    Belle compétition saine Haydée et Jordane! Je me joins à vous pour te remercier Julien pour cet article. Les 5 points que tu mentionnes, je me les rappelle régulièrement pour me rebooster, je les ai notés dans un carnet :-) Pour ma part, les choses se mettent tranquillement en place: une rupture conventionnelle avec mon employeur est prévue et étudiée puis zou, à moi que de belles expériences à vivre! :-)
    A bientôt

  8. Aymeric 26 avril 2014 à 10 h 15 min - Reply

    Tout ce que tu dis est évident et tombe sous le sens… pour moi. Mais pas pour tout le monde assurément. Je suis assez perplexe quant à l’évolution de nos sociétés très centrées sur la valeur travail. “Vivre pour travailler” est encore très ancré dans les mentalités (bien moins en France que dans certains pays cependant). Le progrès est censé être pour l’homme synonyme de libération du travail. Or, même si il y a eu des progrès en ce sens, c’est comme si certains n’étaient pas rassasiés. Il faut toujours créer de la richesse en trouvant voir en créant de nouveaux besoins auxquels satisfaire.

    Je pars du principe que la vie c’est avant tout des expériences. L’argent doit être au service de ces expériences. L’accumulation de richesse ou de pouvoir ne doit pas être une fin en soit. C’est ma philosophie.

    Pour ma part, j’étais un peu destiné à devenir consultant. Mais j’ai été un peu dégouté à partir de la fin de mes études en voyant la mentalité environnante très centrée sur l’argent et la carrière. Et je voyais bien que dans le milieu, les types faisaient certes de l’argent mais étaient pour beaucoup divorcés et n’avaient que le boulot dans la vie. J’ai donc fait comme toi: j’ai été à l’étranger en passant notamment beaucoup de temps en Asie, j’ai crée mon entreprise et je suis “pauvre”. :D

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