The Life List dans les médias

"The Life List dispense des conseils, recommande des lectures, des programmes d'aide au changement. Les adeptes d'un petit changement de vie y agrègent leurs rêves..."

"Julien est un expert qui a fait ses preuves en matière de changement de vie"

"Le concept de Life List est arrivé en France. C'est un outil à la portée de tous pour faire l'inventaire de ses souhaits et se donner les moyens de les réaliser..."

"The Life List’ : Le super blog De Julien qui a décidé de réaliser tous ses rêves sans attendre"

J’ai vécu un mois dans la forêt amazonienne

Par Johanna 8 mars 2013 8
J’ai vécu un mois dans la forêt amazonienne

Idée de départ :  Comprendre pourquoi la forêt amazonienne est si importante pour le monde.

 

Avant cette expérience, je n’étais clairement pas une adepte des animaux, ou de la nature. Une fille de la ville qui court partout et ne se soucie pas trop de l’environnement. Bien qu’au fond de moi, je sentais une petite voix qui me disait « attention, cette Terre est importante » Je n’ai jamais compris pourquoi…

On entend parler de cet énorme éco système sur une partie de la Terre : la forêt amazonienne. The Rainforest. On entend dire que cet éco système est très important pour la Terre et qu’il est quand même détruit jour après jour par des êtres humains sans aucun remords.

Moi, loin dans ma ville de Paris, je ne pouvais pas vraiment comprendre pourquoi c’était si important. Il fallait que je me déplace et que je vois par moi même. Qu’est ce qu’il s’y passe ? Qu’y a t-il de si important pour que des personnes soient si révoltés par sa destruction lente mais massive ?

J’ai donc décidé de voyager et de faire un mini tour du monde pendant 3 mois et mon premier stop à été Puerto Maldonado, au Pérou, dans un centre de sauvetage pour la faune et la flore au cœur de la forêt amazonienne.

DEROULEMENT DE MON AVENTURE DANS LA FORET AMAZONIENNE  AU PEROU:

J’ai choisi délibérément ce pays et cet endroit en premier car je me disais que j’allais pas du tout aimé, ou très peu. Qu’il fallait mieux faire les meilleures choses à la fin.

Je suis partie fin avril 2012, sans savoir où j’allais mettre les pieds.

L’arrivée à Puerto Maldonado m’a fait me sentir comme dans un film d’Indiana Jones. J’étais en pleine aventure. Je suis arrivée par un petit avion et 10 minutes avant l’atterissage je pouvais apercevoir les méandres du Madre de Dios entouré par toute cette verdure. C’était immense, et j’avais un peu l’impression d’être dans un documentaire de Nicolas Hulot. Puis on a atterrit et jusqu’au dernier moment on voyait tous ces arbres. Jusqu’au dernier moment… La ville est en fait entouré par la forêt amazonienne. L’aéroport est tout petit. On descend directement sur la piste d’atterissage. Pas de grand couloir à traverser. Le tapis pour récupérer les bagages est minuscule. Tout est petit. Je me demande déjà ce que je suis venue faire jusque dans cet endroit. Il fait chaud.

581202_10150904027874099_341794748_n

Crédits photos : A. Barthélémy 

A la sortie de l’aéroport, une dame de l’association avec laquelle je suis partie vient me récupérer et on part immédiatement dans un tuk tuk ! C’était la première fois de ma vie que je montais dans un tuk tuk donc l’expérience était vraiment amusante.

On arrive dans un petit port avec de nombreuses petites embarcations, un péruvien prend mon gros sac sur ses épaules et le met dans l’une d’elle. Une jeune femme anglaise m’accueille et me dit let’s go !

 558457_10151066015444099_406396925_n

Crédits photos : A. Barthélémy

Je recommence à flipper et me dire que je me suis embarquée dans quelques choses de bizarre. Mais un péruvien s’installe juste devant moi dans le petit bateau et engage la conversation avec moi. Il me met à l’aise et me présente la forêt amazonienne. Il me dit « respire ! à Paris ce n’est pas comme ça !  Regarde ! c’est grand ! » Le voyage en bateau entre le centre-ville et le rescue center est à 1 heure et demie !

580997_10151023833084099_936714460_n

Crédits photos : A. Barthélémy

Arrivée au centre, je ne me suis pas sentie si à l’aise. Je n’arrêtais pas de me dire ce que j’étais en train de faire. On m’a présenté aux autres volontaires. On m’a fait faire le tour du centre et j’ai vu les animaux avec lesquels j’allais devoir travailler pendant un mois. Aussi mignon qu’ils étaient, je n’avais vraiment pas envie de travailler avec eux. Ces animaux ne me faisaient aucun effet.

75967_10200250415526377_646341919_n

Crédits photos : T. Vittet

Au centre, on travaillait en collaboration avec des botanistes, des biologistes, des chercheurs, des vétérinaires péruviens. Et on était une trentaine de volontaires venus du monde entier pour les aider. Il y avait un fort esprit de communauté et de solidarité. Les règles étaient simples. On devait s’aider les uns les autres, accomplir ses tâches du jour. Tous les soirs au moment du diner était affiché nos tâches à faire pour  le lendemain. On savait ce qu’il y avait à faire. Les activités étaient vraiment variées. Nettoyage de cage, donner à manger aux animaux, peindre un bungalow, reconstruire, transporter des gravats, aller chercher des gravats, aller chercher des fruits, accompagner les chercheurs, observer les oiseaux dans le ciel sur une canopée pour les recenser, nettoyer les lieux communs, construire une ferme biologique, etc…

J’aimais ne pas faire la même chose chaque jour. C’était très varié. Mais entre temps, les pauses étaient extrêmement longues. Malgré les livres ou les autres volontaires pour discuter, le temps me paraissait tellement long. Je n’étais clairement pas habitués à ce mode vie. Faire des siestes l’après midi après manger. Pendant une semaine je ne me sentais pas bien. De plus je n’aimais pas être entouré d’animaux, ni devoir m’en occuper. Ou entendre les bruits des animaux qui hurlent du matin au soir.

Mais au bout d’un moment, on commence à s’habituer, le cerveau s’habitue, et heureusement. On apprivoise ces animaux qu’on nourrit chaque jour. On en apprend tous les jours. Certains (animaux) étaient autour de nous et vivaient avec nous, ils se rapprochaient très près de nous, et nous parlaient ou faisaient des bêtises dans nos affaires.

 481625_10200250828256695_1859955840_n

Crédits photos : T. Vittet (spider monkey)

La plupart des animaux qui arrivent dans ce centre ont besoins de soins, car soit ils ont été abandonnés, ils ont été blessés, maltraités, et certains sont en voie de disparition. Et ce centre est là pour restaurer l’équilibre, pour prendre soin d’eux, et aussi de faire prendre conscience aux péruviens qu’ils sont important. Qu’ils souffrent. Que ce n’est pas juste de la viande à manger ou à vendre.

On peut avoir une réelle communication avec eux. J’ai eu l’occasion de parler avec des perroquets. Ils me disaient « hola ! hello ! corre corre corre! (cours ! cours !) » Un jour on nettoyait la cage de perroquets et ils ont commencés à nous parler. Alors ça nous a fait rire. Et un perroquet libre est venu se poser près de la cage pour nous regarder travailler. Au bout d’un moment les perroquets de la cage ont commencés à nous imiter en train de rire bêtement ! C’était incroyable ! comme si on s’entendait rire en écho ! et cela nous faisait encore plus rire. Et le perroquet libre qui nous observait toujours nous as dit : « Everything is all right ? » J’ai halluciné, c’était merveilleux, un perroquet qui me demande si tout va bien ? C’était incroyable !

Trumpy est un oiseau unique dont personne ne sait si c’est un mâle ou une femelle. C’est un oiseau qui est dans le centre depuis toute petite. Et elle n’est donc pas sauvage du tout. Elle se promène parmis nous sans problème. Parfois, quand on part s’enfoncer au cœur de la forêt, elle nous accompagne au début, mais s’arrête au bout d’un moment et commence à babiller. Et si on l’observe bien, c’est comme si elle nous disait : « Ah non, moi je m’arrête là ! Je ne peux pas aller plus loin ! Là bas c’est trop dangereux pour moi ! Je vous attend là ! » Alors quand on revenait sur nos pas quelques heures plus tard elle était au même endroit à nous attendre patiemment. Et on repartait tranquillement vers le centre avec elle. (anecdote d’une volontaire). Il y a malheureusement beaucoup d’animaux qui sont accueillis très tôt dans le centre, et ils perdent leur sauvagerie et ne peuvent plus du tout retourner dans la nature car si ils croisent un jour des chasseurs, ils n’auraient pas l’instinct de s’enfuir…

 252264_10200250451607279_1461139087_n

Crédits photos : T. Vittet (Trumpy)

Par contre, les spiders monkeys sont un peu plus intelligents et peuvent se débrouiller seuls quand on les relâchent. Ils sont relâchés par groupe, car ils vivent en communauté. Les remises en liberté des animaux sont vraiment le point central de ce centre. Et c’est pour ça qu’il existe.

Observer les oiseaux voler dans le ciel dans la canopée était extraordinaire. On grimpait sur un pont suspendu à un très très grand arbre, et on arrivait au top, sur une petite plateforme pour observer les oiseaux avec des jumelles. On restait là pendant deux heures, tranquillement, et on attendait qu’ils passent. C’était apaisant. Ça peut paraître ennuyeux au premier abord mais c’est très relaxant. Et parfois des animaux sauvages viennent nous observer nous.

 374496_10200250803536077_6998385_n

Pour construire des cages, ou des bungalows pour le staff et les volontaires, ils faut des matériaux, et ces matériaux nous devions aller les chercher en ville. On devait donc prendre le bateau pendant 1h30 et demi, et aller remplir de nos mains le bateau de bloc de ciment, ou gravier, ou pots de peinture, ou d’immenses poutres qui font la taille d’une maison de deux étages. Il n’y avait pas de grues, ou de palettes, transpalettes, pour nous aider. On faisait des chaines humaines et toute la journée on se passait les matériaux. Dans ces moments, on est obligés de se dépasser car on a pas le droit de laisser tomber les autres. On continue jusqu’à ce que tout soit fini. Après une bonne journée d’activités, on pouvait aller plonger dans le fleuve Madre de Dios, ça faisait du bien. Le plus souvent quand on y allait c’était parce que les douches ne fonctionnaient plus! Du coup on était soit obligés de crier “AGUUUAAAA!”  (EAU!) pour qu’un membre du staff aille régler le problème ou aller plonger directement dans le fleuve à deux pas!

CONCLUSION DE MON AVENTURE AU COEUR DE LA FORET AMAZONIENNE : 

J’ai vécu tellement de choses pendant un mois. J’y ai appris aussi beaucoup de choses importantes. J’ai appris que l’entraide est quelque chose qu’on a oublié dans nos pays occidentaux où tout va très vite et où l’être humain passe à côté des autres humains. J’ai appris à prendre le temps de vivre et me reposer. J’ai compris pourquoi la forêt amazonienne est importante. Elle est remplie d’une Faune et d’une flore incomparable dans les autres pays. Et cette nature est détruite, les animaux sont tués ou laissés blessés, et c’est une erreur de croire qu’ils ne souffrent pas. Il y a une réelle connexion entre nous et la nature mais on l’oublie. Mais on ne peut que l’oublier dans ce monde matériel dans lequel on vit. Dans cette forêt il y a des sons qu’on ne peut entendre nulle part ailleurs. Des oiseaux qui imitent des gouttes d’eau qui tombent. Des oiseaux qui peuvent imiter les voix humaines et certains avoir des sentiments d’attaches. Des arbres de toutes espèces, tous différents qui vivent ensemble dans une jungle luxuriante. Des arbres qui marchent, qui se déplacent. Certains animaux sauvages stressent et sont anxieux à cause de nous. Parce que si la loi de la nature les faits se manger entre eux, ils ne tuent jamais en vain. Ils tuent pour se nourrir et survivre. Ils ne se blessent pas. Regarder un reportage sur Arte sur la forêt amazonienne et y vivre ça n’a pas du tout la même saveur… ça n’a rien à voir.

Quand je suis revenue dans la ville juste après ce voyage, je me sentais pas très bien. En ville il n’y a plus de nature, il n’y a que des choses matérielles. Des buildings à perte de vue et on ne voit plus le ciel. (Je suis toujours citadine mais maintenant un peu de nature ne me ferait vraiment pas de mal)

J’y ai appris le dépassement de soi. Le respect de la nature. Le respect des animaux. Le respect entre être humains.

Si c’était à refaire ? Je repars et je revis la même expérience encore et encore. Parfois en y repensant j’ai encore du mal à me dire que j’ai vécu un mois dans la forêt amazonienne.

Lieu du projet : Pérou dans la ville de Puerto Maldonado. Rescue center of Taricaya. Avec l’association Projects Aborad. Prix : + de 2000€.

Plus de photos sur mon blog de voyages  :  http://johaaroundtheworld.overblog.com/

8 commentaires »

  1. Anne-Laure 9 mars 2013 à 0 h 29 min - Reply

    Super expérience! Cela a été bénéfique pour toi sur plusieurs points et je pense que tu dois voir le monde d’une autre manière maintenant?! Personnellement, j’ai toujours aimé la nature et tout ce qui va avec. Le fait de lire ton récit me réjouie car tu as pu te rendre compte de l’importance de la planète, tout n’est pas perdu! :p J’aimerai bien aller dans la forêt amazonienne aussi pour voir toutes les sortes d’animaux que je ne connais pas. C’est dans ma liste donc je le ferai! Le voyage et l’expérience que l’on acquière, ça change la vie et la perception des choses et je pense que c’est la meilleure façon de vivre pleinement sa vie.

    • Johanna 19 mars 2013 à 17 h 01 min - Reply

      Le monde, la flore, les oiseaux, tous ces animaux, je les vois totalement différemment… c’est incroyable ce changement. J’ai maintenant un énorme respect pour ces créatures…

  2. Jordane de MonBonPote.com 14 mars 2013 à 0 h 42 min - Reply

    Ca a du être génial à vivre, t’es toujours le même après cette expérience ? Par contre paye tes araignées, ça ce serait mon frein ! :/

    Jordane

    • Johanna 19 mars 2013 à 17 h 00 min - Reply

      On est jamais pareil après un voyage, il y a toujours quelque chose qui change :)
      J’ai vu de belles grosses araignées mais quand tu vis là bas avec elles ça fait moins peur que si tu en vois une petite dans ton appartement en ville à Paris! :) très bizarre…

  3. Dorian 14 mars 2013 à 18 h 25 min - Reply

    Très beau feed-back, néanmoins mais faites attention les organisation comme “Projects abroad” sont de grosses arnaques.

    un minimum de 2000 euros le mois plus 1000 euros de frais de transport. Sachant que dans ces 2000 euros que vous leur versez très très peut restent au niveau local… Mieux vaut faire un voyage touristique et faire marcher le tourisme locale.

    Pour plus d’infos:

    http://inde.aujourdhuilemonde.com/le-business-de-l%E2%80%99humanitaire-doit-payer-pour-aider

    bonne journée !

    • Johanna 19 mars 2013 à 16 h 58 min - Reply

      Salut Dorian, effectivement ce n’est vraiment pas donné pour aller faire du volontariat, et pour les plus courageux et entreprenant c’est mieux de chercher une association à aider qui peut accueillir gratuitement.
      Cependant pour les petits volontaires en herbes qui n’y connaissent pas grand chose ça vaut le coup. (pour soulager la conscience des parents par exemple:)
      Donc voilà pour moi je n’ai pas gâché mon argent, et c’est l’une de mes meilleures expériences dans ma vie, mais c’est vrai que la distribution pour les associations locales est vraiment pas terrible… :(

  4. Jérémy @Expat' En Vrac 19 mars 2013 à 23 h 45 min - Reply

    J’adorerai faire ça mais un mois c’est quand même long je trouve, non?

    Comptes-tu ré-itérer l’expérience plus tard? Ou dans un autre endroit loin de la ville?

    • Johanna 20 mars 2013 à 14 h 41 min - Reply

      Salut Jérémy, je pensais aussi que un mois c’était long au début mais en fait ça passe très très vite! Tu ne vois pas le temps passer. Et oui, je vais recommencer cette expérience loin de la ville, dans un autre endroit du monde, j’adore! :)

Donnez votre avis »

A Propos de The Life List™

Que feriez-vous si vous il ne vous restait qu’une semaine à vivre ? Souhaiteriez-vous partir à l’autre bout du monde ? Sauter en parachute ? N'attendez pas d'être trop vieux pour réaliser vos rêves : The Life List vous aide à véritablement changer de vie aujourd'hui.