Le développement personnel ouvre de nombreuses voies de réflexions toutes plus intéressantes les unes que les autres, mais comme toute discipline à la limite de l’ésotérisme, mieux vaut ne pas suivre à la lettre chacun des préceptes qu’elle dicte sur la réussite. Avant de me lancer dans ma tirade journalière contre certains excès du développement personnel, je me permet de recommander à ceux d’entre vous qui aiment passer leur journée à lire des blogs expliquant gaiement qu’il suffit de vouloir quelque chose pour l’avoir et que l’échec n’est qu’un pas vers la réussite, de ne pas lire ce qui suit. La fracture risque d’être trop importante !
Super, j’ai encore réussi à rater quelque chose !
Je suis tombé hier sur un article de plus traitant du sujet de l’échec. Ce n’est plus une découverte, les échecs, c’est bien parce que ca vous fait apprendre tout un tas de choses et que cela vous permet de progresser. Je crois que j’aurais du mal à trouver un auteur de développement personnel qui n’ai pas écrit sur le sujet et qui ne prone pas l’importance de l’echec dans le processus de la réussite.
Seulement, comme avec cette foutue loi de l’attraction, certains commencent à exagérer ce principe. Saviez vous que je ne sais quelle célébrité s’y était reprise à 867 fois avant de percer dans la cinéma ? Saviez-vous que je ne sais quel patron d’entreprise n’avait pas eu le bac et avait frappé à la porte de 19 876 investisseurs avant de vendre son projet ? On en arriverait presque à croire que ceux qui se plantent sont bien meilleurs que ceux qui ont réussit. Comme pour les blogueurs qui deviennent riches, on se trouve ici dans le cadre de l’exception qui infirme la règle : si une personne le fait, tout le monde y arrivera.
Pire encore, je discute régulièrement avec des personnes qui m’expliquent que rien ne fonctionne mais que cela finira par arriver. Qu’ils gagnent environ 8 euros par mois alors qu’ils en prévoyaient 10 000 et que cet échec ne fait que préfigurer l’explosivité de leur réussite à venir. A ce rythmes, mes enfants me diront un jour qu’ils ont raté leur brevet des collèges pour mieux assurer leur accession à la présidence du groupe Canal +.
Reprenons un peu de sérieux avant que les choses ne tournent mal. Votre objectif n’est pas l’échec. L’échec fera indéniablement partie de votre parcours, j’en sais quelque chose : j’ai connu de nombreuses désillusions depuis que j’ai quitté mon job en mai dernier. Cependant, vous ne pouvez pas vous en contenter.
Votre plan, c’est la réussite.
Le monde d’aujourd’hui posera deux problèmes aux fanatiques de l’apprentissage par l’échec. Le premier, c’est que votre vie n’est pas éternelle. Si vous comptez faire comme Thomas Edison et ses 10 000 tentatives de créer une ampoule électrique, vous risquez fortement d’y passer votre vie. Le second, c’est que vous n’êtes pas seul. Si vous avez une idée, des dizaines d’autres l’ont aussi. Si vous attendez sagement de progresser en apprenant de vos erreurs, vous risquez sérieusement de vous faire piquer l’idée sous le nez.
C’est la qu’intervient la notion de persévérance. Persévérer, ce n’est pas foncer 50 fois dans le même mur en espérant qu’il finisse par céder pour récompenser vos efforts. Persévérer c’est aller chercher une un bélier pour enfoncer le mur.
Lorsque vous êtes entrepreneur, ou lorsque vous souhaitez changer de vie, les échecs doivent être pris de manière positive. Mais positif ne veut pas dire attentiste. A chaque échec que vous connaitrez, il sera nécessaire de s’assurer que c’est la dernière fois. Si vous pensez que vous réussirez en cumulant les choses qui ne marchent pas, vous allez dans le mur, et vous ne passerez pas au travers.








Bonjour Julien,
Je découvre le blog et même si je n’ai pas encore fait complètement le tour, je suis heureuse d’être arrivée jusqu’ici. Comme quoi le hasard fait bien les choses
Je partage ce que tu écris sur l’échec. J’ai souvent essayé de comprendre ce que l’échec avait de positif sans jamais y parvenir. L’échec doit, a mon avis, forcer la réflexion et la remise en cause. Pourquoi ai-je échoué ? Qu’aurais-ju dû ou pu tenter ?
Quand on a un but, il existe plusieurs chemin pour l’atteindre. Emprunter une voie sans issue devrait nous amener à rebrousser chemin et à essayer un nouveau sentier, voire à prendre de la hauteur, du recul pour mieux planifier notre itinéraire.
Ce que je crois sincèrement, c’est que rien n’est jamais perdu et qu’il ne faut pas baisser les bras au premier revers. L’échec n’est pas une fatalité, il fait partie de notre histoire. Servons-nous en pour rebondir intelligemment vers autre chose, tout en gardant nos objectifs.
Quel bonheur de lire enfin un article qui ne fait pas l’apologie de l’échec !!! A croire que l’échec rendrait heureux tant on en vante les louanges !!!
Bien sûr la vie n’est pas un long fleuve tranquille et les échecs, comme le reste, apportent leur pierre à l’édifice, mais de là à dire que l’échec est indispensable…
Haaa enfin un article comme je les aime. J’espère qu’il en bougera plus d’uns. Merci
Amicalement
Chris
Disons que l’échec nous informe que la façon dont on procède n’est pas la bonne et qu’il faut en changer, bien sûr que si une personne échoue et se dit “pas grave je recommence encore et encore” mais recommence de la même manière, ça ne va pas la mener bien loin.
Cela dit je n’ai jamais lu un article de développement personnel qui vantait l’échec pour l’échec, peut-être que je n’ai lu que les bons
Bonjour Julien,
Tu as oublié de prendre une chose en compte dans ta vision de voir les choses.
Tout ce que tu souligne dans tes articles sont des invitations à changer sa manière de voir les choses pour se créer sa propre motivation, afin de canaliser cette énergie énorme qu’est le moral et l’envi en vu d’un objectif claire. C’est du travail su soit.
Personnellement, j’ai été durant 2 ans le gérant d’une société qui marchait bien. Elle a déposée le bilan suite à des décisions politiques. Maintenant, impossible pour moi de trouver du travail ni même de compter sur Pôle-Emplois. Je suis donc clairement dans la merde. Voila 3 mois que je tente de retrouver du travail. Sans issu. J’ai même tenté l’armée de terre histoire d’avoir un truc à bouffer dans mon assiette. Ben en faite, il n’y à rien et pourtant je sais chercher.
Ce que tu as oublié c’est l’autre ! Pour réaliser son rêve, il faut être bien entouré/accompagné et arriver au bon moment.
Voila.