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Ma conception du Lean StartUp

Par Julien Perret 13 mars 2013 4
Ma conception du Lean StartUp

Voila maintenant trois mois, depuis mon retour d’Amérique du Sud, que je rencontre régulièrement des entrepreneurs plus ou moins chevronné et que l’on me bassinne avec ce concept extraordinaire de Lean Startup. Seulement, ce que j’ai pu entendre sur le sujet (principalement de la part de personnes ne jurant que par lui) jusqu’à aujourd’hui ne me semble pas si révolutionnaire qu’il n’y parait, et manque parfois de véritable sens pratique. J’ai donc décidé d’acheter le livre pour me faire ma propre idée sur la question et juger de son intérêt réel. Le kindle vient d’arriver sur mon ipad et n’attend plus que d’être lu dans les semaines qui viennent.

Ce laps de temps est une occasion unique de partager avec vous la manière dont j’imagine ce que devrait être une lean startup, sans être pollué par la lecture du livre. Ce que je raconte ici ne s’appuie que sur mon expérience personnelle et sur mes rencontres avec d’autres entrepreneurs aux profils variés.

Je me lance, j’ai besoin de 100 000 euros

J’ai beau avoir derrière moi une dizaine d’années à conseiller des fonds d’investissements sur des participations de plusieurs dizaines de millions d’euros, le monde de l’entrepreneuriat était complètement nouveau pour moi il y a encore 8 mois de cela. Avant de me lancer, j’ai eu l’occasion de parler du projet avec des entrepreneurs plus aguerris que moi, et dont le modèle financier pouvait simplement se résumer à ‘investir lourdement pour propulser leur idée le plus haut possible lors de son lancement’. On parle généralement de quelques dizaines de milliers d’euros d’investissement personnels (dans le cas d’internet évidemment), puis de business angels capables d’ajouter une mise variant de 50 à 500 milles euros. Alors que chacun y allait de sa vision de choses pour m’aiguiller sur la route qu’il avait précédemment suivi, j’avais du mal à me retrouver dans ce concept d’investissement massif dont je percevais mal l’utilité profonde et qui me paraissait outrageusement risqué pour mon avenir (si je connais un echec, je n’ai pas d’autres chances puisque j’ai déjà perdu mes fonds propres).

Il existe tellement de start up qui s’étouffent avant même de fêter leur deuxième anniversaire malgré des investissements conséquent, et des idées de départ révolutionnaires, que j’ai encore du mal à corréler le succès aux investissements initiaux. Et puis j’avais en tête qu’aucune compétence n’était inaccessible  Savoir réaliser un site web, créer un design cohérent et ergonomique, lancer une première campagne de référencement, créer une offre commerciale claire. Toutes ces choses sortaient de mon champs de compétences mais ne me semblaient pas impossibles à acquérir. Enfin, mon travail de consultant m’a entrainé à une chose : trouver comment maximiser des résultats tout en investissant le moins d’argent et de temps possible.

Ma vision du lean StartUP : l’itération

J’ai donc décidé de me lancer avec une enveloppe restreinte (1000 euros) et 9 mois de travail avant officialisation du projet (ce qui correspondait a temps que prenaient les entrepreneurs que j’avais côtoyé pour se lancer). Je fonctionne depuis sur un processus iterratif grâce auquel je régule mes investissements en fonction des réponses du marché à mes propositions technologiques. Pour le dire autrement, je n’investit que lorsque j’ai une quasi certitude d’avoir suffisament de revenus pour m’autofinancer.

C’est ce qui s’est passé en ce début d’année sur le cas du référencement. Bien qu’efficace en interne, cette tâche n’était pas réalisée de manière optimale et me prenait trop de temps. J’ai donc prévu un budget de 10 000 euros pour l’année sur la base des chiffres d’affaires réalisé au cours des deux premiers mois. Cet investissement est de loin le plus important jusqu’à présent, mais ne me fait prendre qu’un risque très limité. Par ailleurs, au regard des retours de mes premiers prospect, le positionnement sur google est l’une des deux attentes principale lors de l’abonnement. Idéalement, il devrait donc me rapporter plus qu’il ne me coûte et permettre à DirectOsteo de franchir un cap supplémentaire.

C’est pour moi l’un des aspects clés de ce que devrait être la lean startup : tout investissement devrait être la conséquence d’une validation préalable. Je fonctionne uniquement par itération (très rapides) sur la base de résultats concrets. C’est le cas sur les investissements, mais aussi sur la nature du service que je propose. Ainsi, plutôt que d’investir lourdement sur un site de reservation en ligne avec gestion de calendrier, j’ai préféré développer une première base très simple et attendre le retour des premiers utilisateurs. Je réalise aujourd’hui que la plupart d’entre eux n’ont pas de système de prise de reservation et préfèrent fonctionner avec un agenda papier. L’idée que je me faisait initialement du système est donc très loin de ce qu’attendent mes clients. J’ai d’ailleurs pu développer un système bien plus adéquat et à moindre coût quelque semaines après avoir pris connaissance des premiers avis.

L’itération devrait être à la base de n’importe quel business (si tant est qu’il le permette, car si vous souhaitez ouvrir une mine d’or en Australie, vous allez vraiment devoir lacher quelques millions sur une intuition). Les investissements de temps et d’argent doivent croitre au fur et à mesure que vos idées sont validées par le marché. Ces processus d’itérations ne doivent pas prendre 6 mois à 1 an comme c’est encore le cas dans certaines start-up, mais bien 1 à 3 mois.

4 commentaires »

  1. Elvy 13 mars 2013 à 16 h 07 min - Reply

    Hello Julien,
    C’est très intéressant comme article mais pourrais-tu nous expliquer plus concrètement ce qu’est l’itération et les business angels s’il te plait ? Perso, en lisant ton article je sens bien que c’est important mais n’étant pas business woman, je ne connais pas ces termes… ;-) Merci à toi !

  2. Johann 14 mars 2013 à 2 h 21 min - Reply

    Salut Julien,

    Je me retrouve dans ton explication. Je suis moi même parti de rien. Pourtant j’ai fais une école de commerce et une majeure entrepreneuriat où j’ai appris qu’il fallait investir des sommes colossales pour lancer un business.

    N’ayant pas eu envie de prendre de risque ou de m’endetter à 25 ans, j’ai fais avec ce que j’avais, c’est à dire mes compétences et mon cerveau.

    Avec un hébergement web, et quelques investissements par ci par là, et surtout de la patience, j’ai développé mon business petit à petit. Je suis partie du consulting en marketing pour finir coach en développement personnel (en suivant les demandes et orientations des clients). J’ai choisi le service car je ne pouvais à ce moment vendre que mes compétences.

    Au final je m’en sors mieux que certains entrepreneurs qui investissent des centaines de milliers d’euros dans leur projet, et j’ai la garantie d’avoir construit quelque chose sur une base solide, c’est à dire la relation de confiance avec une audience de plus en plus large, ce qui me laisse l’ouverture pour de nouveaux projets.

    Pour moi l’essentiel est de ne pas investir tout son temps, son argent et ses espoirs dans quelque chose, il faut commencer avec le minimum nécessaire, commencer petit et confronter au marché et être souple, comme c’est bien expliqué dans la méthode Lean.

    Une idée entrepreneuriale prend rarement la forme qu’on lui avait donné au départ.

    Dans le même genre, je conseille le livre Getting Real de 37Signals (qui ont écrit Rework) pour ceux qui veulent créer des applications web.

  3. Albin 16 mars 2013 à 14 h 46 min - Reply

    Salut Julien,

    merci de nous faire partager ta propre vision sur la Lean Startup.
    En plus, j’ai appris un nouveau mot: l’itération ;-)

    Excellent week-end.
    Albin

  4. FlorianL 22 avril 2013 à 17 h 31 min - Reply

    Salut Julien,

    C’est une bonne vision je trouve.
    De ce que semble dire Johann, c’est exactement la vision du lean startup donc c’est bon.

    Concernant l’itération… c’est marrant, cela ressemble un peu aux méthodologies Agile dans le développement TI.

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