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Deux syndromes d’entrepreneurs à éviter

Par Julien Perret 10 janvier 2013 7
Deux syndromes d’entrepreneurs à éviter

Dans la lignée de l’article publiée la semaine dernière sur les blogs qui rendent riches, j’ai longuement scruté l’apparition de deux syndromes dans le paysage de l’entrepreneuriat francophone. Bien qu’inoffensif sur le principe, ces eux syndromes risquent de bercer d’illusion ceux qui souhaitaient changer de vie et espéraient trouver dans l’entrepreneuriat un eldorado de liberté ou de richesse. Ces deux syndromes ne sont que le reflet de ce qu’est notre société, de ce qu’est l’être humain oserai-je dire : une volonté de toujours aller vers un extrême au risque d’en perdre de vue l’objectif initial.

Le syndrome de la semaine de quatre heures

Né du célèbre livre homonyme de Tim Ferris, le syndrome de la semaine de quatre heure est extrêmement simpliste. Il atteindra de préférence des personnes souhaitant devenir riche et partant avec une experience business relativement faible. Les personnes atteintes vont généralement quitter leur job de manière irréfléchie pour monter un business sur internet. Vous pouvez facilement les repérer à leur aptitude à parler perpétuellement de travail nomade, d’externalisation du travail ou de business de niche qui rapporte.

La plupart des personnes atteintes du syndrome Tim Ferris n’arriveront pourtant jamais à devenir riches. La plupart d’entre eux resteront cloués devant leur ordinateur à écrire quelques articles à droite ou à gauche en espérant qu’un jour la semaine de quatre heures s’offre à eux. Le principal tort que cause ce syndrome est en réalité qu’il fait oublier que l’entrepreneuriat est un processus. Un investissement de temps et d’argent sur l’avenir qui peut éventuellement vous permettre de prétendre à une liberté plus grande.

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L’histoire de Tim Ferris reste relativement floue. Je n’ai cependant pas de doutes sur le fait qu’il ai pu vivre la semaine de quatre heures dont parle son livre mais il a clairement suivi un processus long et douloureux pour en arriver la. D’ailleurs, il ne vit probablement plus la semaine mythique aujourd’hui. Il suffit de s’abonner à son compte twitter pour réaliser que le type est une sorte de business angel qui investit les millions tirés de ses best sellers pour assurer son avenir. Dans un monde devenu aussi concurrentiel et complexe qu’internet, il faut bien plus qu’une page de vente et trois indiens pour devenir le roi du pétrole.

Ce livre est un bon livre, mais je vous recommande de le relire avec un regard moins idéaliste. Oubliez le résultat et focalisez-vous sur la philosophie générale du livre, car c’est la que ce livre vaut de l’or.

Le syndrome de l’investisseur

Résolument opposé au précédent, le syndrome de l’investisseur touche généralement une frange de population plus habituée au milieu des affaires : diplomé de grandes écoles, anciens financiers ou consultants font parti des plus fréquemment touchés. Il se manifeste généralement de la manière suivante. Pris d’un ras le bol profond vis à vis de son job ou d’une volonté de ne plus se faire exploiter par ses patrons, un salarié (généralement bien payé) décide de quitter son boulot pour créer une entreprise.

Puisqu’il a entendu dire en cours de finance ou par d’autres entrepreneurs que l’idéal était d’y mettre les moyens, il commence par se demander ou trouver du capital. Il crée un business plan d’une centaine de pages pour décrire son idée et les millions qu’il compte en tirer puis cherche à rencontrer des investisseurs pour injecter des centaines de milliers d’euros dedans. Au bout de quelques mois, si il a de la chance et des bons contacts, il obtient un financement. Il vit alors le rêve de l’entrepreneur quelques mois : il est patron, il fait travailler un agence de presse, une agence de développement web, une agence de référencement, et passe 90% de son temps à coordonner les trois tout en faisant du reporting aux investisseurs.

Je n’ai rien contre le fait d’investir, mais j’ai un problème avec l’idée qui veut que l’on ne puisse pas faire autrement pour réussir. Lorsque je parle de mon projet en expliquant que je n’ai pas voulu d’investisseurs, on me regarde généralement de haut. J’ai même entendu dire “puisqu’ils sont prêts à mettre de l’argent, pourquoi ne pas le prendre”.

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Je vois deux désavantages profonds au syndrome de l’investisseur. Le premier, c’est qu’il ne motive pas l’apprentissage, il vous place dans un rôle d’intermédiaire entre ceux qui ont de l’argent et ceux qui font le travail. Un rôle au sein duquel vous n’aurez jamais réellement le temps de vous plonger dans les racines de ce qui fait tourner votre business. Vous devenez l’égal d’un patron d’une fabriquer d’acier qui ne sait pas comment se fabrique l’acier.

Le second, c’est qu’il vous coupe complètement de votre idée initiale. L’investissement massif de tiers vous enlève une grande partie des libertés que vous recherchiez en devenant entrepreneur. Vous devez rendre des comptes, être présent physiquement, écouter ce que vous disent vos financeurs, et surtout, leur reverser une belle partie de ce que vous gagnez.

Se situer entre les deux syndromes ?

Je ne prone en aucun cas que ma méthode soit la meilleure, ou que ma manière de gérer mon business soit la bonne. Le fait est qu’il n’est pas encore lancé et qu’il ne m’a rien rapporté jusqu’à aujourd’hui. Tant que ce que je fais ne fonctionnera pas, je refuse de me prendre en exemple.

En revanche, j’ai rencontré suffisamment d’entrepreneurs atteint de l’un des deux syndromes pour savoir qu’il est préférable de ne pas tomber dans l’un de ces extremes. Un moyen simple d’y arriver, c’est de vous rapeller perpétuellement ce que vous souhaitez. Ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’entrepreneuriat. Peut être que les investisseurs sont une idée à garder en tête si vous voulez une croissance éclair et de l’argent au prix de votre liberté. Peut être que vous souhaitez réellement vous libérer de vos contraintes de temps ou de présence, auquel cas l’idéologie Ferris vous conviendra mieux que sa méthode.

Souvenez vous de ce que vous recherchiez le jour ou vous avez pris la décision de devenir entrepreneur. C’est ce qui doit guide votre parcours avant toute autre chose.

7 commentaires »

  1. paul 10 janvier 2013 à 19 h 33 min - Reply

    L’idéologie de Tim Ferris est de travailler mieux.. plutôt que de travailler moins malgré le titre de son livre :/ je l’avais entendu dire ça dans une interview…

    Pour ce qui est des investisseurs, il faut peut être en avoir quand son business a déjà montré de sa valeur (:ie a déjà vendu…) afin de faire évoluer le business ver le prochain palier… mais au début, c’est sûr que finalement ça ne sert pas à grand chose (… dans certains business en tout cas).

  2. Jordane 10 janvier 2013 à 23 h 04 min - Reply

    J’espère que la plupart des personnes qui n’ont pas conscience de ce que tu écris et qui préfèrent écouter ceux qui leur promettent l’eldorado viendront lire ton article!

  3. Dominique [Projet changer de vie] 11 janvier 2013 à 10 h 45 min - Reply

    Bonjour,

    Je suis complètement d’accord avec Paul.
    Le titre La semaine de quatre heures était surtout un coup marketing.
    Il le dit d’ailleurs dans son livre. C’était le titre le plus vendeur.
    Il montre surtout comment travailler mieux, être plus efficace en moins de temps.
    Monter une entreprise demande beaucoup, beaucoup de temps et de patience car on ne voit pas les résultats tout de suite.
    Investir en amont peut aider certains entrepreneurs à arriver à des résultats plus rapidement.
    Je pense que tout cela dépend du type de business que l’on souhaite lancer.
    Pour certains, l’investissement financier s’avère nécessaire. Pour d’autres, il peut être presque inexistant. Pour ce dernier, il est intéressant et enrichissant de revêtir différentes casquettes mais cela demande d’être polyvalent et un investissement en temps important.

    Dominique

  4. Chris | bodyneverlies.net 12 janvier 2013 à 14 h 08 min - Reply

    TRès bien expliqué…
    Merci pour l’article :)

    Amicalement
    Chris

  5. Xavier 14 janvier 2013 à 11 h 47 min - Reply

    Hello Julien,

    Je te rejoins tellement dans ta vision des choses.

    D’ailleurs pour l’anecdote lorsque je raconte que je créé des sites Internet pour le monétiser derrière les gens ne comprennent pas en général. “Donc tu créé des sites Internet pour des PME et chose dans le genre ?” … Non non non … des sites que je développe tout seul et qui ME rapportent.

    Alors certes le processus et peut-être plus long que si j’avais eu l’appui de tel personne ou si je travaillais pour tel client mais à terme je sais que je toucherais le fruit de mon travail et que je ne devrais rien à personne.

    La voila la vraie liberté :)

    Xavier

    PS : N’hésite pas à m’envoyer un mail si tu veux qu’on discute, j’ai cherché à le faire mais pas trouvé d’adresse et pas moyen de MP sur twitter ^^

  6. Claire 14 février 2013 à 19 h 28 min - Reply

    Oui, je te rejoins, l’idéal est d’auto-financer son projet pour éviter la pression des investisseurs … bien entendu, cela a ses limites quand même, il faut avoir un paquet de cordes à son arc et beaucoup s’auto-former mais quelle expérience!

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