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5 conseils pour un bon business plan

Par Julien Perret 24 juin 2013 4
5 conseils pour un bon business plan

Pour ceux qui souhaitent créer un entreprise, l’élaboration d’un business plan est un passage obligatoire mais qui peut s’avérer totalement dénué de sens s’y l’on s’y prend d’une mauvaise manière. J’ai donc décidé d’être un peu plus technique qu’habituellement et de vous livrer 5 manières concrètes d’améliorer vos business plan afin de les rendre plus incisifs et utiles.

Un bon business plan s’adapte à votre lectorat

Le business plan a plusieurs utilités. Il peut servir à s’adresser à une banque lorsque vous avez besoin de financement, à défendre votre projet dans un concours d’entrepreneurs et devant d’éventuels partenaires ou bien à vous aider à vous sentir en sécurité vis à vis de ce vers quoi vous voulez aller. Ces publics ne réagissent pas tous de la même manière à ce que vous leur annoncez. Les banquiers attendent de savoir de quelle manière ils pourront récupérer l’argent qu’ils vous prètent et se serviront du business plan pour estimer leur prise de risque. Ainsi, ils s’intéresseront à la crédibilité de vos hypothèses et aux évolution de trésorerie de votre plan financier. D’éventuels partenaires seront d’avantage intéréssés par ce qu’ils peuvent gagner à s’associer avec vous et utiliseront le business plan pour juger de votre professionnalisme et de l’évolution possible de leur positionnement (stratégique et financier). Enfin, si vous vous adressez à un public type ‘concours de startups’, mettez l’accent sur le projet et sa stratégie. Plus l’idée aura l’air intelligente plus vous aurez de chance de remporter la mise. Le plan financier et son sérieux y sont malheureusement souvent négligés. Il est essentiel de s’adapter au public que vous avez en face de vous, ce qui ne doit pas vous empêcher de maîtriser l’ensemble des parties de votre business plan.

Ne négligez pas la partie stratégique

La partie stratégique passe régulièrement à la trappe. Lorsqu’elle est traitée, il arrive qu’elle manque de sérieux et de rigueur, qu’elle ressemble plus à une ode à votre idée clairvoyante qu’à un véritable plan stratégique. C’est pourtant la partie qui doit soutenir vos hypothèses de croissance et de rentabilité. La définition de votre positionnement stratégique permettra à n’importe quel expert de se faire une opinion sur la véracité des chiffres que vous proposez.

Avec un peu de créativité  vous pouvez faire dire ce que vous voulez aux chiffres. J’en veux pour preuve le nombre de startups qui prévoient de réaliser des chiffres d’affaires de plusieurs millions d’euros avec une croissance exponentielle et qui stagnent aux alentours de zéro pendant des années. Même les professionnels de de cession d’entreprise s’amusent à faire gonfler des chiffres pour doubler ou tripler la rentabilité à laquelle ils pourraient aspirer. J’avais démontré à un ami lors de la création de ma première société que j’étais capable d’afficher un plan financier crédible 10 fois plus élevé que la réalité sans que personne n’y voit de problème. Seule la bonne compréhension du plan stratégique permettait de comprendre ce qui clochait dans mes hypothèses surévaluées. Il ne faut donc pas les négliger pour obtenir un bon business plan.

Ne négligez donc jamais cette partie. Votre positionnement doit être défini avec justesse et plusieurs éléments sont indispensables :

  • Un étude de marché. Et ne vous contentez pas de parler du marché mondial du pétrole si vous voulez ouvrir une station service. Ce qui prévaut, c’est votre marché, celui qui vous touche directement, les gens qui achètent dans votre boutique et pas le Texan qui consomme 25 L / 100km et passe à la pompe tous les deux jours. Soyez précis et ingénieux pour récolter les informations qui vous correspondent.
  • Un étude de votre clientèle : que cherchent-ils ? Quels sont les facteurs qui les poussent à acheter ? Quelles sont leus habitudes de consommation. J’etais en contact avec une célèbre chaine de sushi il y a quelques mois qui essayait de me faire avaler qu’une grande ville du 93 s’adaptait parfaitement à leurs restaurants. Une aberration compte tenu du niveau de vie et des salaires moyens de cette ville en totale inadéquation avec l’offre du restaurateur.
  • Une étude concurrentielle complète : qui sont les acteurs globaux, les acteurs locaux, quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ? Comment sont-il perçus par les clients. Vous devez comprendre ce qui différencie chaque acteur pour savoir ou vous insérer.

Ayez des justifications claires pour chacun de vos chiffres

Votre plan financier doit être précis et rien ne doit être laissé au hasard. Pour aller plus loin, je dirais que plus un chiffre est important, plus il doit être justifié. Considérons que vous vous lanciez dans le sillage d’Amazon et que votre coût matière représente 50 à 60% de votre chiffre d’affaires. Si vous vous êtes trompé de 10% sur votre hypothèse, vous avez probablement perdu la totalité de votre résultat. Pour un poste de coût moins important, c’est moins grave.

Prenez chacune des lignes de votre compte de résultat et tâchez d’avoir des arguments en béton pour la défendre. Si vous n’avez rien, cherchez. Vous pouvez utiliser des comparaison avec d’autres acteurs similaires, faire des recherches auprès des fournisseurs et de demander des devis, décomposer votre hypothèse en plusieurs hypothèses plus simples (votre chiffre d’affaires est par exemple votre nombre de client multiplié par votre panier moyen). etc. Tout est bon pour donner de la solidité à vos chiffres.

Faites varier vos hypothèses financières

L’entrepreneuriat, c’est une longue route vers l’inconnu brodée d’imprévus. Si j’ai appris une chose cette année, c’est que rien ne se passe jamais comme prévu. Soyez donc prévoyant et construisez plusieurs plans financiers. Idéalement, vous devriez en avoir un pour lequel tout va pour le mieux, un pour lequel vous restez prudent sur vos hypothèses et un pour lequel tout se passe mal. Cette dernière simulation (pour laquelle vous pouvez par exemple retirer 20% à chacune de vos hypothèses de chiffre d’affaires et ajouter 20% à chacune de vos hypothèses de coûts) doit vous permettre de juger de ce qui arriverait en cas d’échec total. Quel risque prenez-vous financièrement ? Votre trésorerie s’écroule t’elle au point de vous laisser sur la paille ?

N’oubliez pas que vous partez pour que tout se passe bien, mais qu’il vaut mieux se préparer au pire et être surpris que de se préparer au meilleur et de se prendre un grosse claque.

Passez-y le temps qu’il faut

Le business plan n’a pas la même importance pour tous les entrepreneurs. Je suis en train d’envisager de me lancer dans le commerce et la restauration, et je dois avouer que le business plan a dans ce cas précis une importance bien plus élevée que dans le cas de mes projets internet (pour lesquels il m’avait pris à tout casser 2 heures de reflexion pour créer un bon business plan). La question à se poser est la suivante : quel est le risque financier encouru en me lançant dans ce projet. Si vous réalisez que vous risquez très gros (parce que vous avez investit votre argent, mis en gage votre appartement, ou parce que vous devez rembourser un crédit et payer des employés chaque mois), vous avez intérêt à être sur de ce que vous faîtes. Dans le cas de mes entreprises web, je n’ai quasiment aucun coût et aucun salarié. Si le chiffre d’affaires s’écroule, je ne perd quasiment rien !

C’est la raison pour laquelle je critique assez régulièrement les start-ups d’aujourd’hui. La facilité avec laquelle certains arrivent à lever des fonds leur donne le sentiment que tout est permis et que l’argent n’est pas une variable critique. On voit ainsi de jeunes entrepreneurs lever 100 000 euros et embaucher à la pelle pour lancer une activité qu’ils auraient pu commencer seuls. La trésorerie est pour moi le maître mot. Si celle-ci ne se met pas rapidement à croître, vous avez un gros problème. L’argent n’est pas fait pour être dilapidé, il est fait pour être investit.

Bonne chance à tous ceux qui construisent n business plan. Si vous avez besoin d’autres conseils ou si vous voulez parler plus en détail de vos business plan, n’hésitez pas à le faire par mail ou dans les commentaires.

4 commentaires »

  1. CreerMonBusinessPlan.fr 25 juin 2013 à 9 h 24 min - Reply

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui par les temps qui court est le bienvenu. Il est aujourd’hui nécessaire de dénoncer certain excès de star-up mais aussi de rappeler l’importance de ce document lorsque l’on souhaite créer une entreprise sérieusement.

  2. Morgane 25 juin 2013 à 13 h 59 min - Reply

    Un Business Plan qualitatif effectivement.
    Et quand vous dites “rien ne se passe jamais comme prévu”, là, je vous donne tout à fait raison. Justement, c’est sur ce terme que se démarque le Manager averti.
    « Ayez des justifications claires pour chacun de vos chiffres », là également un fait incontournable pour tout dirigeant se respectant, car les supports (factuels) sont tout simplement la base d’un Business Plan réussi.
    Merci pour cet article intéressant, ce fut un plaisir de vous lire.

  3. Elvy 2 juillet 2013 à 18 h 07 min - Reply

    Merci beaucoup Julien pour tes explications !
    Ca fait des mois que je tanne mon copain pour qu’il m’explique les bases d’un business plan mais bon… Au moins maintenant c’est plus clair dans ma tête, j’ai une meilleure idée de la réelle utilité d’un business plan et de ce que ça implique vraiment !

  4. samuel@entrepreneur d'internet 16 juillet 2013 à 14 h 00 min - Reply

    Salut Julien,

    un business plan est très utile lorsqu’on veut démarrer une entreprise surtout en offline(hors internet) et qu’il exige des fonds considérables.

    Cependant, bien que l’on a prévu d’engager des personnes pour nous épauler dans l’entreprise, je ne pense pas qu’il soit utile d’embaucher trop de personnes lorsqu’on démarre son entreprise.

    Amicalement,
    Samuel

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