Je suis rentré d’Amérique du Sud il y a une semaine. Je n’ai pas vraiment pris le temps d’écrire durant mon périple dont le timing était extrêmement serré, mais il est sur que je vais pouvoir cocher de nombreuses choses dans ma liste et me rattraper en vous racontant pas mal de choses en commençant par la Patagonie dés aujourd’hui.
La Patagonie, c’était la partie de mon voyage que j’attendais avec le plus d’excitation, mais aussi celle dont je savais le moins à quoi m’attendre. Il est d’ailleurs fort probable que ces deux choses soient étroitement liées l’une à l’autre. L’esprit rempli de certitudes, je peux maintenant vous affirmer qu’il s’agit bien d’un des endroits les plus extraordinaires que j’ai visités.
Une arrivée chaotique
Il était 5 heure du matin à l’heure du Chili lorsque mon avion s’est posé au minuscule aéroport de Punta Arenas, la ville la plus australe du Chili, située à quelques centaines de kilomètres au nord de la célèbre Ushuaia. Les premiers instants seront marqués par deux chocs : un choc thermique de -30° en 4 heures d’avion et un choc visuel provoqué par la beauté d’un soleil levant particulièrement étincelant.
Le premier contact fut assez complexe. Malgré mes progrès notables en espagnol, difficile de trouver le bus prévu. Le programme de la journée était relativement simple : parcourir 600 à 700 kilomètres pour arriver à El Calafate en Argentine et dormir pour rattraper la très courte nuit d’avion précédente. Les distances sont immenses, un peu comme au sud ouest des Etats Unis, en moins peuplé. Je ne m’attarderais pas sur les aller retours avec valise pour trouver un bus, sur l’impression d’être perdu au fin fond de la Sibérie (peut être le seul endroit au monde aussi peu peuplé que la Patagonie) et sur la difficulté de réserver une voiture pour traverser une frontière Chilienne. Peut être qu’il fallait en passer par la pour avoir le droit de découvrir le vrai charme de cette immense région.
De merveilles en merveilles
Car c’est à partir de 20h le jour même que le charme de la Patagonie a commencé à agir sur moi. Au détour d’un chemin de gravier interminable (plus d’une heure au cours de la quelle vous ne croisez personne et vous priez pour ne pas tomber en panne), nous arretons la voiture pour profiter d’un spectacle hors du commun. Le coucher du soleil n’en finit pas de faire rougir le ciel et les plaines infinies qui nous entourent. Au loin se dessinent des montagnes, mais impossible de dire si elles sont à 30 ou à 120 kilomètres. C’est impressionnant comme le ciel est clair, comme l’air est pur.
Viendront ensuite les animaux en quasi liberté ou galopant dans d’immenses pâturages qui ne semblent appartenir à personne, les montagnes aux pics acérés et massifs, les lacs d’un bleu turquoise à en faire pâlir les bahamas. Chaque élément du décor semble sorti d’un conte de fées, ou plutôt d’un film fantastique mettant en scène des chevaliers et des elfes. Je sais tout le tapage que l’on fait sur la nouvelle zélande depuis le tournage du seigneur des anneaux, et je n’ai pas encore visité ce pays, mais la Patagonie a comblé toutes mes envies de grands espaces et de paysages incroyables.

Et puis il y a le silence, qui a lui seul est une merveille. Lorsque le vent se calme, on n’entend simplement rien.
Clous du spectacle
Difficile de choisir un clou du spectacle, mais deux endroits sont incontestablement sortis du lot lors de ce voyage. Le premier, c’est l’immense glacier Périto Moreno. Un géant de glace d’une espèce que l’on n’imagine pas et donc les craquements réguliers vous laissent sans voix et sans mouvement. Je ne vous parle pas d’un vulgaire craquement d’escalier en bois, ou du vieux mobilier qui peuple votre intérieur. Chacun de ses craquements résonnent aussi fort qu’une détonation ou qu’un feu d’artifice. Ils ne sont en fait que les signes précurseurs d’un affaissement à venir.
L’autre endroit mémorable, c’est le parc Torres del Paine. Un enchaînement de lacs, de cascades et des glaciers avec en arrière plan une montagne à la forme si particulière. Je n’ai pas de mots pour décrire le spectacle offert par ce lieux, mais j’ai un bon paquet de photos de Patagonie que je vous laisse reluquer si ce n’est pas déjà fait !
Conclusions et autres photos de Patagonie
Je ne peux que vous conseiller de faire ce voyage, et ce quel que soit son coût. La Patagonie n’est comme aucun autre endroit au monde et vous fera prendre conscience de ce à quoi ressemblerait un monde peu colonisé par l’homme. Une expérience unique et surprenante.
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Ce n’était pas un lieu qui m’attirait particulièrement mais là, tu me donnes envie d’y aller! ;D
Lorsque j’ai fait mon petit périple en Amérique latine nous avions prévu d’aller en Patagonie mais finalement nous avons annulé car c’était l’hiver et que les conditions météo étaient vraiment trop extrême … au final nous sommes parti nous réchauffer à Rio ^^
Mais une chose est sur, cela fit partie des coins du monde où je retournerais un jour ou l’autre
Une chose à dire : WAW, magnifique photo, et tu donnes vraiment envie d’y aller
La Patagonie, ses grands espaces, le glacier Perito Moreno m’attirent depuis très longtemps et ton article m’a donné encore plus envie d’y aller en priorité !