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Travailler moins pour vivre mieux : est-ce possible ?

Par Julien Perret 25 juillet 2012 10
Travailler moins pour vivre mieux : est-ce possible ?

Travailler plus efficacement. Une drôle de question dans notre monde. Les horaires de travail imposées (5 fois 7h par jour dans la plupart des cas) existent depuis suffisamment longtemps pour que l’on ne puisse pas imaginer un autre moyen de fonctionner. Ainsi, personne n’imaginerait postuler pour en emploi dans lequel on travaille 18 heures deux fois par semaine avant de se retrouver libre pour les cinq autres jours. Pire encore, personne n’oserait réellement rémunérer un travail uniquement sur des objectifs en laissant entièrement de coté l’aspect calendaire et horaire de ses salariés.

Travailler efficacement en suivant nos cycles naturels

Pourtant, nos cycles de productivité naturels ne collent pas à ce mode de travail. Personne ne possède la capacité de travailler efficacement pendant près de 7 heures d’affilé sur un unique projet, devant son écran d’ordinateur. Nous suivons des cycles de productivité (et d’énergie) tout au long de la journée et ne pouvons rester concentrés sur des tâches pendant plus de deux ou trois heures d’affilés. C’est un fait médicalement prouvé.

8 heures de travail d’affilé par jour, c’est une hérésie dans un grand nombre de métiers. Que l’on ai choisi de faire travailler à horaire fixe des ouvriers à la chaine pour faire tourner l’industrie dans la première moitié du vingtième siècle, cela pouvait avoir du sens. Le Taylorisme et ses congénères s’appuyaient avant tout sur la répétition des mouvements pour assouvir des besoins de productivité croissants. Néanmoins, cela n’a aucun sens lorsque l’objectif attendu d’un travail n’est pas aussi concret que de visser un certain nombre de boulons par jour.

Travailler moins et vivre mieux, est-ce possible dans tous les métiers ?

Une grande partie des salariés sont de nos jours cloitrés derrière un écran à réaliser des tâches peu concrètes. Ils pensent, discutent, débattent, brainstorment. Leur résultat est assez peu quantifiable. Il en est de même pour un commercial, pour un chef de projet, pour un journaliste ou pour tout un tas d’autres métiers. Même les coiffeurs ou les salariés d’un institut de massage pourraient être en partie rémunérés sur la base du nombre de clients qu’ils ont à la journée.

Puisque l’on est jugé sur un nombre d’heures plus que sur un résultat, notre challenge devient naturellement de trouver un moyen d’en faire le moins possible durant les 7 heures au cours desquelles on se trouve au bureau. Surtout pas de travailler efficacement. A moins d’avoir les dents qui rayent terriblement le parquet et de tout miser sur la qualité de son travail (ce qui au demeurant ne fonctionne pas vraiment), on s’en sort très bien en faisant travailler les autres à sa place et en profitant des pauses cafés et des milliers d’opportunités offertes par Facebook et Lemonde.fr.

Est-ce vraiment la solution idéale pour faire tourner une entreprise ? Probablement pas. Si je devais employer un commercial ou un spécialiste du marketing, je me foutrais de savoir combien de temps il a passé sur un projet. J’aimerais n’avoir à payer qu’un résultat.  Si un commercial peut me rapporter un million d’euros en travaillant deux heures par ans, je suis prêt à le payer la moitié de ce qu’il rapporte et à le laisser tranquille pour tout le reste de l’année.  Dans les faits, en jouant efficacement sur nos pics de productivités, nous pourrions tous arriver à réaliser plus de travail en moins de temps si c’est la manière dont on nous apprenait à travailler. Un employé qui a choisi de travailler moins et de vivre mieux s’engage par ailleurs dans un cercle vertueux de productivité.

En tant qu’employé, je préfère pouvoir terminer un travail en heures et être récompensé pour ce que j’ai fait plutôt que de glandouiller sept devant mon écran pour le même salaire. Bien sur, certains protesteront que ce principe tue la sécurité du travail, j’ai envi de dire merde à la sécurité du travail. Elle donne un goût d’assistanat à tout ce que l’on fait chez nous. Je ne crache pas sur les acquis sociaux, mais j’ai du mal à accepter que je vais passer ma vie à me couvrir d’une protection du travail quitte à m’emmerder derrière mon écran.

Travailler moins et vivre mieux, c’est aussi c’est aussi prendre le risque de perdre des avantages…

Je ne peux nier que la position de salarié à des avantages, mais elle me convenait bien plus lorsqu’elle passait sous un mode de gestion à l’objectif plutôt qu’à l’horaire imposé. Aujourd’hui, j’ai quitté cette position, et même si le manque de sécurité de l’emploi m’inquiète parfois, je dois dire que je travaille avec une efficacité redoutable. Je viens de passer une semaine en Corse à développer un nouveau module bientôt disponible sur The Life List. Certaines agences de développement m’en demandaient plus de 15 000 euros pour un mois de travail. Un montant calculés sur la base d’un taux horaire et d’un nombre d’heures de travail. En jouant sur mes pics de productivité, j’ai pu le réaliser en moins de temps que ce qu’avaient prévu les agences et en profitant de tous les après-midi pour aller à la plage ou en montagne. Je n’ai jamais ouvert mon ordinateur entre 13 heure et 18 heures.

Je ne changerai pas le monde, en tout cas pas avec cet article (à moins que vous ne partagiez tous cet article à suffisamment grande échelle pour que toute la France ne puisse le lire). Mais si je devais embaucher quelqu’un pour l’une des sociétés que je suis en train de monter, il y a fort à parier que je choisirais de ne pas le faire fonctionner sous forme d’un objectif de temps de travail. Et vous, comment aimeriez-vous travailler ? Etes-vous prets à sacrifier une partie de vos privilège et de votre sécurité pour travailler moins et vivre mieux ?

10 commentaires »

  1. Virginie 25 juillet 2012 à 9 h 49 min - Reply

    Difficile en effet de pouvoir suivre son rythme naturel quand on exerce une activité salariée. D’une part à cause des horaires imposés, d’autre part à cause de la multiplication des réunions qui font que nous ne sommes presque jamais disponibles pour travailler sur ce que l’on veut quand ce serait le meilleur moment.

    J’en ai pris mon parti pendant mon temps de travail. Mais je consacre une partie de mon temps libre à construire ma voie vers l’indépendance !

  2. Cedric 25 juillet 2012 à 15 h 05 min - Reply

    Bonjour Julien,

    pour ma part ce n’est pas le nombre d’heures qui me gêne, c’est le fait de ne pas pouvoir les gérer comme je l’entends à cause d’horaires imposés… Et on n’évoque pas le lieu imposé !

    A titre personnel mes horaires semblent correspondre aux tiens, à savoir une plus grande productivité le matin et un pic de créativité à la tombée de la nuit.

    Vive le télétravail ! :-)

  3. Johann 26 juillet 2012 à 2 h 07 min - Reply

    Très bon article car je partage entièrement ton point de vue. Etant moi aussi indépendant je me paie au résultat tout en aménageant mon temps libre comme bon me semble.
    Après ce n’est pas tout le monde qui peut avoir cette discipline, certain on besoin d’une pression extérieure ou qu’on leur fixe des horaires pour se mettre au travail.
    L’indépendance a ses avantages et ses inconvénients, après tout est une question de motivation et de discipline.

    • Julien Perret 26 juillet 2012 à 10 h 24 min - Reply

      @ Johann : En effet, certains ont besoin d’une pression exterieure pour avancer, mais cette pression pourrait souvent être mise sous forme d’objectifs et non de contraintes temporelles ! Mais j’avoue que le changement est difficile à engager.

      @ Cedric : le lieu imposé est en effet une autre contrainte souvent inutile. Elle ne sert qu’à controler la présence des employés durant les horaires imposées. Le télétravail est souvent une libération pour ceux qui ont la chance de le pratiquer

  4. Olivier 26 juillet 2012 à 14 h 46 min - Reply

    À tout hasard n’hésitez pas à essayer d’en parler à votre hiérarchie.
    J’ai bossé quelques années comme cadre dans l’industrie et j’ai pu assouplir mes horaires à force d’en parler et de montrer que ça marchait.
    Les réunions et compagnie, aucun scrupule pour ne pas y participer quand on les juge inutiles…
    La condition de tout ça est bien sûr d’avoir de bons résultats.

    Idem pour le recours au télétravail, je pense que c’est une pratique qui va continuer à se développer.

  5. Charlotte 27 juillet 2012 à 11 h 46 min - Reply

    Je vis cette situation actuellement. Je pense aux résultats et ma hiérarchie pense “action”, “rapidité”. J’ai du mal à comprendre que l’on me demande d’aller plus vite que mon propre rythme puisque le résultat est le même ! En allant plus vite, pas sûr que j’aurais la possibilité d’en faire plus (je suis dans la vente). Quand je vais au rythme de ma hiérarchie, celle-ci est contente et moi je m’écroule une fois chez moi pour un résultat identique à ceux des jours où je ne vais pas à toute allure et où il me reste de l’énergie pour moi en fin de journée.

    • Julien Perret 27 juillet 2012 à 19 h 15 min - Reply

      Merci Charlotte pour ton retour. Le plus dur est d’arriver à contenter ceux qui ne pensent pas comme nous tout en jouant sur un plan qui nous satisfasse. C’est ce que je faisait dans mon ancien métier. Au passage, bravo pour tout ce que tu écris, c’est agréable de voir des gens passionnés !

  6. Jerome 28 juillet 2012 à 13 h 01 min - Reply

    Bonjour Julien

    Même si je ne suis pas un travailleur indépendant, j’approuve la vision du travail par objectifs plutôt que par volume horaire.

    Je n’ai jamais eu aucun scrupule à organiser mon travail comme bon me semble, tant que j’étais présent sur les résultats attendus. Et j’ai toujours employé cette même méthode avec mes subordonnés.

    Mais ce n’est pas facile, il faut expliquer, car tout le monde ne le voit pas du même oeil…

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