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La société de consommation mène t’elle au bonheur ?

Par Julien Perret 30 août 2012 20
La société de consommation mène t’elle au bonheur ?

La « société de consommation », c’est fou comme ce terme s’est progressivement doté d’une connotation vulgaire et insultante. Alors que de plus en plus de voix s’élèvent contre cette société dans laquelle l’achat de biens devient une finalité et contre toutes les dérives compulsives qu’elle engendre, il est particulièrement intéressant de noter que l’INSEE mesure encore son indice de « moral des ménages » sur la seule base du degré de capacité à consommer. Dans nos cultures occidentales, le bonheur pourrait-il être corrélé à cette idéologie mercantile outrancière ? Après tout, nous sommes parfaitement en droit de nous poser la question tant la société de consommation résiste avec brio aux incessantes critiques philosophiques, psychologiques, sociales ou environnementales.

La société de consommation comme créatrice du bonheur

Le principe de la société de consommation est de créer un besoin chez une personne dans le but de l’amener à se procurer un produit dont le caractère indispensable est généralement très discutable. Elle joue donc, par le biais d’outils, sur les besoins fondamentaux secondaires de l’être humain : l’appartenance, l’estime et la réalisation. L’accomplissement d’actions intentionnelles étant une composante fondamentale du bonheur, l’individu lambda se sent heureux lorsqu’il comble l’un des besoins que lui a suscité le monde dans lequel il vit. Peu importe que ce besoin ait été construit de toutes pièces, le fait qu’il soit commun à une multitude de personnes suffit à en faire une envie incontournable. Peu importe les mentalités, les personnalités, le rapport à l’argent. Lorsque la nouvelle télé 3D de chez Sony voit le jour, tous les heureux possesseurs de l’immense télévision plasma HD sortie un an auparavant veulent posséder le bijou dernier cri qui a su renvoyer leur objet préféré dans les tréfonds de leur désintérêt. Dans un monde où nos besoins primaires (boire, manger, être en sécurité) sont généralement remplis, chaque nouveau produit peut procurer une injection de bonheur et de bien être en comblant un vide qui n’existait pas 6 mois plus tôt.

Les limites à l’idéologie consumériste

Cette situation n’a pour l’instant rien de critiquable : nous créons en permanence de nouveaux objets de convoitise capables de nous rendre heureux pendant le court laps de temps qui nous sépare de la sortie du prochain gadget à la mode. Cela pourrait être une manière efficace de maintenir des niveaux élevés de satisfaction sur le long terme, à condition de conserver cette vitesse ahurissante de renouvellement et cette fibre créative et innovante. Pourtant, deux arguments viennent ternir ce tableau idyllique d’une société de consommation, créatrice d’un bonheur artificiel sans cesse renouvelable :

  • Les personnes les plus riches ne sont pas les plus heureuse. Elles ont pourtant la capacité de tout acheter et devraient en conséquence pouvoir renouveler leur « bonheur » autant que cela peut leur paraître nécessaire. C’est le paradoxe d’Easterlin : le bonheur généré par une richesse plus élevée est éphémère (au bout de deux ou trois ans, deux tiers de la satisfaction née de l’abondance s’évanouit. L’effet est sensiblement comparable à celui que procurent les drogues dures dont la quantité n’est jamais suffisante). On s’aperçoit en effet que l’appropriation régulière de biens devient en elle-même une habitude, et que seule une augmentation de notre capacité à nous procurer des biens peut à terme booster notre véritable bonheur intérieur. Que ce syndrome de dépassement constant soit individuel (j’en veux toujours plus pour moi-même) ou partagé (j’en veux toujours plus pour être mieux que mon voisin), il n’apparait pas viable à long terme (ne serait-ce qu’à l’échelle d’une vie) pour toutes les raisons citées par les détracteurs de l’idéologie consumériste (destruction de l’environnement, inégalités sociales, limites de l’intérêt d’une vie basée sur la surconsommation uniquement)
  • Le reste de notre monde occidental (95% des êtres humains vivant dans les pays dits « développés ») ne peut que tenter de suivre le rythme imposé par les plus riches en tentant de vivre au dessus des moyens financiers qui lui sont offert (c’est-à-dire en prenant part à certaines opérations financières laissant planer l’impression d’une richesse fictives comme c’est le cas des crédits à la consommation ou de l’investissement en bourse). Devant l’aspect non durable du bonheur offert par la consommation, le comportement naturel d’un individu lambda est de faire tout ce qui est en son pouvoir pour consommer de nouveau et faire rejaillir les quelques minutes de joie qui l’ont animé lors de son dernier achat. L’ensemble des moyens dégagés lors de notre vie est donc dirigé vers l’envie de consommer.

En soi, consommer des biens n’a rien de mal, ne rend pas idiot ni mauvais. Une telle idéologie a peu de chances de rendre heureux sur le long terme, mais elle ne rend pas malheureux. L’aspect critiquable de la consommation, c’est sa capacité à masquer les véritables sources de notre bonheur durable et à s’octroyer l’ensemble des ressources qui auraient pu nous donner accès à un véritable épanouissement. Après tout, le seule véritable moment de bonheur dans un achat (en particulier si il est compulsif) reste l’instant ou vous réalisez l’achat.

Consommer des expériences de vie

Ces sources de bonheur durable auxquelles je fais référence, ce sont simplement les expériences de la vie : les rencontres, les émotions, les joies, les peines, les peurs, les découvertes. Les biens de consommation ne nous font pas nous sentir vivants, ils ont plutôt tendance à nous vider de notre caractère et de notre humanité. En consommant à outrance, vous n’avez même plus les quelques euros qui auraient pu vous permettre de prendre un verre à un café ensoleillé avec quelques personnes que vous appréciez particulièrement, vous n’avez plus les quelques billets qui auraient pu vous offrir un week-end loin de chez vous, vous n’avez même plus l’envie de vivre ces véritables moments de vie. Connaissez-vous les personnes que vous côtoyez tous jours ? Vos voisins ? Vos collègues de travail ? A quand remonte la dernière fois que vous avez vécue un grand moment social : un fou rire, un débat endiablé ? A quand remonte la dernière expérience vibrante de votre vie ? Quand avez-vous souris bêtement pour la dernière fois ? Que raconteriez-vous si l’on vous demandait quels sont les expériences les plus enrichissantes de ces six derniers mois dans votre vie ?

Je ne vous dis pas d’arrêter de consommer, je ne suis pas de ces extrémistes qui voudraient retourner vivre à l’âge des cavernes, vêtus de peaux de bêtes en se nourrissant uniquement d’herbes et d’insectes pour mettre un immense revers à la société de consommation. Le progrès a du bon. Je suis d’ailleurs le premier à acheter des biens, j’aime me sentir à la mode, posséder des objets parce qu’ils me simplifient la vie ou parce qu’ils sont performants. Tout est une question de mesure entre le niveau de revenus qui nous sont offerts et la façon dont nous répartissons nos dépenses. Plutôt que de jongler entre un extrême (tout acheter en s’endettant) et l’autre (rien acheter et envoyer valser toute la société de consommation), choisissez la mesure et apprenez à contrôler vos pulsions.

L’argent n’achète pas le bonheur, mais l’argent dépensé intelligemment permet d’accéder plus aisément aux expériences qui feront votre épanouissement. Une expérience est unique, elle ne se compare à rien d’autre au monde, elle est le reflet de ce que vous êtes réellement. Le monde offre tellement de possibilités qu’il semble réellement idiot de s’en priver pour pouvoir acheter le nouvel Iphone 4 parce que votre Iphone3 est « so 2010 ». N’oubliez jamais vos fondamentaux, n’oubliez jamais ce qui à l’aube de la fin de votre vie fera que vous ne regretterez pas un moment de votre vie. Lors de votre prochaine compulsion d’achat, demandez-vous simplement si vous êtes en train de vous priver d’une expérience de vie qui vous manquera un jour ou l’autre.

Au dela de ces conclusions, cet article ouvre la porte d’un questionnement profond sur la volonté des sociétés occidentales d’apposer un modèle culturel qui leur est propre à des pays encore éloigné de l’idéologie consumériste. Notre modèle est-il si bon qu’il n’y parait, ou simplement facile d’accès ? Rehaussera t’il le niveau de bonheur des populations vivant des des pays encore peu soumise à son apposition (souvent pour des raisons de pauvreté ou de contrôle étatique important) ? Que penser de l’occidentalisation fortes de certains pays d’Afrique au sein desquels certaines populations sont extremement pauvres ? Quel est l’impact de l’idéologie de la possession sur des populations n’accédant même pas à la satisfaction de leurs besoins physiologiques ? Je vous laisse y réfléchir dans votre coin!

(note : cet article est déjà paru sur mon ancien blog, certains d’entre vous s’en sont peut être rendu compte, mais il s’agit de l’un de mes préférés et j’estime qu’une bonne piqure de rappel ne fais pas de mal!)

20 commentaires »

  1. Sophie 30 août 2012 à 19 h 04 min - Reply

    Je ne pouvais pas passer à côté de cet article, étant moi-même ce que l’on appelle une “victime de la consommation”.
    Je ne me considère pas comme victime, ceci dit. J’ai parfaitement conscience du caractère non-indispensable, voire superflus de l’acquisition de mes futures possessions, pourtant je le revendique sans aucun problème. Je suis consentante à la contribution de cette surconsommation, cela ne fait donc pas de moi une victime. Juste une (grosse) consommatrice, mais ayant le recul nécessaire pour savoir que je le suis.
    Oui, je marche des les plans marketings bien rodés & je le revendique, j’y saute même à pieds joints : j’aime ça.
    Ce “bonheur artificiel” est-il vraiment artificiel ? Le bonheur naturel, ce serait quoi, alors ? Seulement assouvir ses besoins naturels : manger, dormir, se reproduire ? Ce sont effectivement 3 points que je savoure avec un plaisir extrême, mais biologiquement, que je sois heureuse parce que je m’enfile un… bon gros steak, ou parce que j’ai en main la PS Vita : cela fonctionne de la même manière & je suis heureuse. La considération de bonheur artificiel est entièrement intellectuelle (mais ce n’est pas une mauvaise chose, je suis la 1ère à revendiquer l’importance de l’intellect’).

    De plus, la consommation implique production & donc améliorations techniques et technologiques, elles-mêmes menant à davantage de confort.
    S’il y en a un seul dans l’assistance qui lève la main à la question “& sinon, qui d’entre vous aimerait passer sa vie chez les Amisches, s’éclairer à la lampe à pétrole, faire chauffer son lait au-dessus du feu de cheminée, prendre une douche à l’eau froide tous les 3 jours de l’eau sortie du puits, contacter vos proches par pigeon voyageur & aller au travail en charrette ?”, je resterais dubitative…

    En somme & à mes yeux, la société de consommation mène à un bonheur éphémère, certes, mais toujours bon à prendre.
    Car même sans elle, je doute que les hommes puissent un jour atteindre un bonheur constant. Tout bouge, rien n’est immuable, tout change, nous les premiers, aussi cet état de bonheur (qu’il fut apporté par un honorable couché de soleil ou un diabolique iPhone) est constamment éphémère, peu importe sa source.
    Le problème réside à mon sens dans le manque de recul & dans le fait de se contenter de consommer pour être heureux. C’est d’ailleurs ce que tu évoques dans la dernière partie de don article. À partir du moment où le chemin au bonheur n’est pas uniquement celui de la carte bleue (dit celle qui revient de la banque pour demander une nouvelle carte et a acheté une souris rose Hello Kitty en rentrant…) & que l’on sait également trouver satisfaction par des biais moins consuméristes : quel est le problème ?
    Ce que je reproche souvent à ceux qui diabolisent la société de consommation (genre “LA” société de consommation ! Comme si c’était nouveau pour les hommes de consommer… on a juste davantage de moyens de le faire aujourd’hui), & je ne m’adresse pas particulièrement à toi Julien car j’ai bien compris que ce n’était pas ce que tu faisais, c’est que c’est facile.
    Tu ne vas pas accuser le couteau d’être le coupable parce que tu as poignardé ta voisine. Ce même couteau si gentil lorsque tu tartinais tes biscottes. Ce n’est qu’un outil, c’est ce que tu en fais qui compte.
    Pour la fameuse société de consommation, c’est pareil. La pointer du doigt me fait rire, parce que c’est lui attribuer une conscience propre (& peut-être est-ce le cas dans le fond ? Le holisme s’est déjà vérifié), et donc se dédouaner de sa propre responsabilité à ne pas chercher à voir plus loin ou à se débrouiller tout seul comme un grand.
    Je suis profondément existentialiste, aussi, si je rencontre des individus qui surconsomment mais me disent que dans le fond, leur vie n’est que méandres d’insatisfaction profonde, j’aurais beau adorer leurs gadgets, pardon mais je leur ris à la gueule.

    Conclusion : la société de consommation en elle-même, je la trouve super car elle me permet de me divertir par d’autres moyens, de découvrir des choses, & d’avoir davantage de confort.
    Puis elle a bon dos lorsqu’il s’agit de se dédouaner d’une flemme qu’ont naturellement les hommes qui les empêcherait de nourrir profondément leur âme.

    La sagesse a parlé.

  2. Arnaud 30 août 2012 à 20 h 51 min - Reply

    Bonjour,
    Il ne faut pas confondre société de consommation (avoir un portable et une voiture ) et excès de la société de consommation (changer de portable, de voiture, d’écran plat tous les 12 – 18 mois) .

    J’ai déjà vu plusieurs business man (new-yorkais ou autre) tout plaquer pour aller vivre simplement.
    Je n’ai jamais vu un moine bouddhiste devenir trader.

    Y’a quand même un moment ou on s’aperçoit que la course éperdue a la sur consommation est perdue d’avance.

    Cordialement
    Arnaud

    • Julien Perret 31 août 2012 à 1 h 44 min - Reply

      Je m’accorde avec Arnaud, ce que critique cet article ce n’est pas la consommation mais bien la surconsommation. Lorsque l’on vit au dessus de ses moyens persuadé que se payer une voiture plus puissante à crédit peut nous rendre plus heureux, j’estime que l’on prend la mauvaise direction. C’est d’ailleurs ce que je souligne en disant que ma recommandation n’est pas d’arreter de consommer, mais simplement de mieux répartir ses dépenses. Il ne faut pas arreter de se faire plaisir de temps en temps, je suis le premier à le faire. En revanche, se payer deux bouteilles de champagne en boite pour 300 euros chaque week end parce que c’est ce qui est cool, c’est probablement passer à coté de quelque chose d’autre si l’on n’est pas millionaire.

  3. Sophie 31 août 2012 à 2 h 10 min - Reply

    *Lève la main* Je souhaite réagir !
    @Arnaud : lorsque tu parles de ne pas confondre société de consommation & surconsommation, tu faisais référence à l’article, à mon commentaire, ou c’était de manière générale ?
    Je me demande également : qu’est-ce que tu entends par “course éperdue sur la consommation” ? Je vais t’expliquer comment je vois les choses, peut-être que tu comprendras ce que je ne comprends pas. À mes yeux, il n’y a pas de course, car je ne considère pas qu’il y ait attente particulière d’une nouveauté pour me dire “je dois l’avoir ! je dois l’avoir !”. Je vois même ça comme être statique… attendre tranquillement les bras croisés, jusqu’à ce que l’on vienne t’agiter quelque chose sous le nez…

    @Julien : je te rejoins sur la problématique occasionnée par le fait de vivre au-dessus de ses moyens. Personnellement, bien que me considérant dans de multiples sphères de ma vie comme sur-consommatrice, je ne confonds pas plaisir occasionnel peu raisonnable avec inconséquence. Si je ne peux pas m’offrir ce que je veux, je ne me l’offre tout simplement pas. J’attends de pouvoir, ou de voir si mon envie est passée.
    Je note cependant pour le reste que l’on n’a tout simplement pas la même chose en tête. Quand tu parles de surconsommation, j’ai l’impression (avec ta réponse à Arnaud) que tu fais référence à elle comme quelque chose pour épater la galerie, pour suivre le mouvement.
    Je me considère comme une sur-consommatrice (de téléphones portables ou de chaussures, notamment & pour ne citer qu’eux), mais… pour moi. Parce que ce que j’achète ME correspond & ME fait plaisir. Pas pour une image aux yeux des autres, pas pour suivre un mouvement général, mais parce que mes centres d’intérêt individuels se trouvent comblés par cette nouveauté, qu’elle soit populaire ou non.
    Il y aurait donc la surconsommation occasionnée par l’effet de masse & celle qui indépendamment de l’effet de masse te pousse à l’achat car elle crée en toi un nouveau besoin… individuel, dans lequel tu te retrouves (oui, je me retrouve dans une paire de chaussures).

  4. Arnaud 31 août 2012 à 6 h 20 min - Reply

    @Sophie.
    Je fais référence à l’article,et de manière générale.

    Avec des millions de gens en découvert autorisé (source bancaire), sans compter ceux en découvert non autorisé, je crois qu’il y a un problème de sur consommation.
    Il y a même des gens qui ont des revenus de 10 000 et même 30 000 euros / mois qui sont a 0 en fin de mois.

  5. hakim 31 août 2012 à 16 h 03 min - Reply

    salut julien

    je m’appelle hakim je fais parti dans des nouveaux lecteurs de thelifelist.fr

    je voulais exposer mon point de vue concernant le sujet d’aujourd’hui

    je crois chaque individu a besoin d’ une certaine forme de révolution dit personnel de remettre en question notre façon de consommer

    de quoi nous avons vraiment besoin pour se sentir heureux ?

    en plus je prend un exemple concret il parait qu’il y a 1 français sur 2 qui ne part pas en vacances pendant la période d’été ok

    mais pourquoi parce que ils gaspillent de l’argent dans une consommation qui ne sert a rien

    cet argent ils peuvent le placer dans un code vie chaque moi par ex et partir en lowcost avec ryanair lol. voila une expérience a faire

    • Sophie 31 août 2012 à 18 h 36 min - Reply

      Hakim (bonjour, déjà), je ne suis pas à 100% d’accord avec ton message & je vais t’expliquer pourquoi.
      Je me permettrais d’illustrer ton commentaire par une publication du Centre d’Analyses Stratégiques, datant de Juillet 2011 et traitant du départ en vacances des français.
      Cette dernière est visible sur ce lien : http://bit.ly/QJtMWS Je tiens à ajouter que ce qui est vraiment intéressant est la note d’analyse du sujet, dont le PDF est téléchargeable en bas de page.
      Parce que je ne suis pas à la fac en pleine description analytique d’une étude sociologique, je serai (super) brève :
      donc en gros, tu as raison, quasiment un français sur deux n’est pas parti en vacances (souviens-toi) l’été dernier, 2011. 45% des plus de 15 ans, pour être exacte. Ce chiffre s’explique par divers facteurs, dont voici les principaux, toujours selon la publication du CAS “Les vacances des Français : favoriser le départ du plus grand nombre” :
      - Le niveau d’éducation
      - Le revenu
      - L’âge
      La société de consommation (& plus particulièrement la surconsommation) ne peut donc être incluse que dans l’un des trois principaux points expliquant ce nombre peu élevé de départs en vacances (“le revenu”).
      Aussi, dire que si les français ne sont pas plus nombreux à partir l’été c’est car, je cite : “ils gaspillent de l’argent dans une consommation qui ne sert a rien”, c’est 1) simpliste car cela occulte deux autres facteurs importants, 2) un jugement de valeur car cela implique qu’il vaut mieux partir en vacances que de succomber à l’achat compulsif de gadgets, mais la conception du bonheur est différente pour chacun, 3) pas forcément juste dans la mesure où un achat qui nous empêche de partir en vacances n’est pas nécessairement inutile. Par exemple si mon frigo tombe en rade, je vais devoir en racheter un & cela aura potentiellement pour effet d’amputer une partie de mon budget alloué aux vacances. Consommation de l’ordre du nécessaire (bien que non indispensable, si on veut jouer sur les mots).
      De plus (& là je sors des données chiffrées objectives pour passer à du subjectif en parlant de moi (je suis mégalo)), je fais partie de ces gens n’ayant pas pu partir en vacances cet été pour des raisons financières. Non pas parce que j’ai dépensé toute ma thune dans des chaussures (une seule ! une seule paire !) ou autres, mais parce que je n’avais PAS d’argent. N’étant plus boursière, mon compte en banque avoisinait les 2,48€, donc que la période estivale était pour moi synonyme de job, donc d’argent, donc de pouvoir un jour repartir en vacances, devant me débrouiller seule.
      Ouais, bref, tout ça pour dire que je n’étais pas à 100% d’accord. Mais reviens poster quand même sur le blog hein, (déjà parce que je culpabiliserais trop si je faisais partir les lecteurs de Julien), j’aime bien discuter ! (:

      • Julien Perret 3 septembre 2012 à 18 h 56 min - Reply

        Je suis assez d’accord pour le sujet des vacances, a ceci près : Beaucoup de gens se plaignent de ne pouvoir partir en vacance pour des raisons financières mais sont prètes à bouffer dans des restos à 40 euros le repas 3 fois par semaine. C’est un choix et non une contrainte. Même chose pour celui qui a décidé de s’acheter deux vestes à 500 euros pour porter de la marque.

        Concernant le codevi, je ne suis pas forcément d’accord. Disons que le sujet des placements bancaires est très discutable et ne doit pas etre une fin en soi

  6. hakim 31 août 2012 à 19 h 16 min - Reply

    salut sophie

    je vois que tu me fais une entrée virile mais correct
    super

    effectivement ton analyse peut être justifier du fait de ta situation professionnelle et de ton comportement vis a vis de la consommation

    Moi je pense qui est possible de se remettre en question face la consommation compulsive
    ( acheter des choses qui ne sert a rien )

    je suis d’accord avec toi concernant la panne de ton frigo c’est clair il faut le changer si l’est panne sa vas de soi.

    Concernant le conception du bonheur je tenais a te dire est différent par chacun ok mais aller au foot locker pas ex m’acheter la dernières de nike qui coutent 180€ non merci je préfère financer un voyage à zadar en croatie au prix de 80€ pour 4 jours de folie pour moi il y a pas photo je sais que je vais vivre une nouvelle expérience dans ma vie.

    Après chacun n’a pas la même situation mais il n’est pas interdit de bouleverser certains choses pour combler le vide dans sa vie

    il faut savoir que la nature déteste le vide

  7. Rémi 2 septembre 2012 à 11 h 38 min - Reply

    Waouh !
    Jolie dissertation ^^

    La recherche du bonheur par la consommation s’appelle la “quête du bonheur dionysiaque” en psychologie. Ce terme fait référence au dieu Dionysos de la mythologie Grecque. Et oui, cette recherche effrénée, très bien décrite dans l’article, rend beaucoup de gens malheureux. tellement de personnes affichent un bonheur matériel de façade, mais craquent en réalité lorsqu’ils sont seuls ou chez leur psy…Le problème intervient lors de la perte de contrôle. C’est pour cela que ton propos est juste. Tout est une question d’équilibre.
    Le problème n’étant pas tellement la société de consommation, mais plutôt tous les outils poussant en permanence à à rompre cet équilibre précaire, basé sur le contrôle de nos pulsions.

    R.

    • Sophie 3 septembre 2012 à 21 h 33 min - Reply

      Je souhaiterais intervenir ! (si on ne me ligote pas à la cave avant… non mais j’ai besoin de comprendre, les garçons).
      J’ai une question, Rémi : fais-tu, ou as-tu fait de la psycho ? Si oui, ce que tu viens de décrire vient-il d’études psychologiques particulières (si oui, lesquelles ?) ? Si non… tant pis, ça n’empêche pas de discuter.
      En fait, ce qui me turlupine est cette phrase :
      “Et oui, cette recherche effrénée, très bien décrite dans l’article, rend beaucoup de gens malheureux.”
      (D’où ma question. Études à la clé ou simple constatation subjective ?).
      Ce qui me chiffonne dans cette phrase c’est qu’elle me donne l’impression que c’est la société de consommation (& l’éventuelle surconsommation que cette dernière peut entraîner) qui est fautive, car ce serait elle qui nous pousserait à toujours plus. Et oui elle le fait, mais… le libre-arbitre, il est où là-dedans ?
      Ladite société de consommation fut crée par les hommes, avant de devenir ce qu’elle est actuellement (potentiellement une entité à part entière). Aussi lorsque l’on considère les éventuelles dérives & les éventuels malheurs (ou plutôt la difficulté à atteindre le bonheur) de ceux qui en sont les “victimes”, j’ai l’impression qu’on la place en bourreau, cette fameuse société de consommation.
      En fait, ce qui me perturbe, c’est que j’ai l’impression que l’on s’attaque à une manifestation du problème & non à sa racine…
      Si autant de gens “succombent” aux pulsions d’achat, cela peut effectivement être pour combler un manque, mais (& excusez-moi du terme), merde, on est tous capables de penser, non ? Ces fameux “outils” dont tu parles, Rémi, qu’elle utiliserait pour me pousser à l’achat, ce n’est pas un couteau sous la gorge pour que j’achète un nouveau BlackBerry ou une paire de chaussures extrêmement chère (mais rudement esthétique !). C’est de la manipulation, mais la manipulation, nous sommes libres (& espérons) suffisamment bien munis neurologiquement pour savoir la contrer.
      J’ai l’impression que personne ne veut reconnaitre (ou c’est peut-être ma conception du genre humain qui me pousse à penser comme ça, dans le fond…) que ce n’est de la faute de personne d’autre que celle du consommateur, s’il se jette sur son chéquier en pensant que ça lui apportera félicité & se rend compte 2 jours après qu’il se sent toujours aussi… vide.
      Pareil Julien, quand tu parles de ceux qui font des dépenses plus ou moins faramineuses à droite à gauche & qui se plaignent par la suite de ne pouvoir financer des vacances (en l’occurence) : à mes yeux, ce n’est pas la faute de la société de consommation, c’est de leur faute à EUX.
      Il est où le fait d’assumer ? Tu le dis toi-même : c’est un choix, non une contrainte. Donc la société de consommation qui tente de les pousser au vice n’y est pour rien s’ils ne réfléchissent pas assez avant de succomber & s’ils préfèrent ensuite se plaindre (& rejeter la faute sur elle. Easy. So easy…).
      Moi je lui dis merci à cette société de consommation, de me permettre de succomber à ce que je veux, d’être curieuse de ce qu’elle me propose mais surtout de me montrer mes propres failles. Que j’assume complètement comme étant les miennes au départ, & non crées parce que “c’est pas ma faute”.

  8. Sam 4 septembre 2012 à 3 h 58 min - Reply

    Bonjour à tous, j’aime beaucoup votre petit débat, je trouve sa passionnant :) mais j’aimerai intervenir sur une petite chose concernant votre phrase Sophie je cite “le libre-arbitre, il est où là-dedans ?” Cette question me titille un peu dans ma tête car sa relance un vieux débat philosophique ! Je vais essayé d’être claire et pas divagué longtemps. Cette question sur le libre arbitre doit être changé et se il faut se posé une autre question, existe t’il réellement ? la réponse est oui et non, c’est contradictoire mais l’espèce humaine est tellement compliqué que répondre par un simple oui ou un simple non ne sera jamais suffisant, pourquoi ?
    -De 1 en science il a été prouvé par quelque expérience que notre cerveau ( inconscient ) prend souvent des décisions bien avant notre conscience, je l’explique peut être un peux mal, j’en suis fort désolé mais en gros c’est sa ( voir l’expérience de Benjamin Libet )
    -De 2 nous sommes modelé par notre environnement ( éducation, école, milieu sociaux, culturelle… ) , et notre patrimoine génétique.
    Notre environnement, notre personnalité ( de base ) et notre patrimoine génétique, tout sa nous à façonnée, elle nous ont été soumise et subite et on ne les a pas choisi !
    -De 3 en citant le 1 et le 2 on découvre finalement que l’homme n’ai qu’un animal et la réponse est oui, il y a juste une différence avec les autre animaux, c’est bien évidement notre conscience de notre existence ( on ai pas les seules animaux à l’être ) et notre capacité de raisonnement qui nous donne notre liberté de changer !
    La question à se posé c’est dans notre société, il y a t’il des hommes, vous, moi, qui utilise cette capacité de changement ? Souvent on entend des gens dire “je suis comme sa je peux rien changé” pense tu qu’il utilise suffisamment leur liberté de raisonnement, leur “libre arbitre” ? C’est pas que je veuille diabolisé la société de consommation mais il suffit d’être n peu critique sur soi et sur notre monde pour constaté que consommé de la tv, playstation, twiter, facebook, shopping etc à outrance nous différencie pas tellement des animaux puisque nous n’utilisons pas notre raisonnement mais seulement notre besoins de nous divertir, on se croit libre de choisir mais on utilise pas notre créativité, on fait que consommé! le libre arbitre en réalité c’est pouvoir se donné les moyen de se soustraire à toute cette consommation à outrance… bref j’ai pas fini, je sais pas si je finirais un jour, il est tard et je me suis même pas relu bref se titille-ment vient t’il de moi ? telle est la question xD

  9. Arnaud 4 septembre 2012 à 9 h 32 min - Reply

    Bonjour,

    Concernant le libre arbitre, il existe. Mais est il (bien) utilisé ?

    Lorsque l’on voit l’audience des émissions de TV réalité par rapport a un documentaire ?

    Lorsque l’on voit le nombre de lecteur de la presse people par rapport a la presse d’information ?

    Lorsque l’on voit la consommation de produits manufacturé néfaste a la santé par rapport a la consommation de fruit et légumes ?

    Lorsque l’on voit le score aux élections de certains démagogues (ne pas oublier par exemple que Hitler a été élu démocratiquement en 1933).

    Alors oui le libre arbitre existe, mais tout le monde ne l’utilise pas forcement pour son bien être.
    Sauf a privilégié le très court terme par rapport au moyen long terme.

    Cordialement
    Arnaud

  10. Morena 4 septembre 2012 à 22 h 02 min - Reply

    Totalement d’accord avec toi Julien!
    Je pense que quelques années après toi je commence à me poser les mêmes questions. Comme moi je pense, beaucoup de personnes travaillent comme des forcenés, et aiment ce qu’ils font, puis sont de plus en plus contraints par cette société de consommation, à plus de rendement, plus de contraintes, car le milieu de l’entreprise c’est aussi ça la société de (sur)-consommation: produire toujours plus, innover toujours plus pour satisfaire un consommateur changeant, se lassant si vite que les produits les plus innovants sont presque obsolètes à peine sortis…
    Cela se répercute donc sur l’ambiance au travail, les méthodes de management, qui prennent de moins en moins en compte l’aspect humain. L’humain n’est pas un critère d’évaluation pour valider ou non la santé d’une entreprise. Alors certes, la loi oblige maintenant les sociétés à mettre en place des moyens de gestion du stress. Nous avons ainsi vu débarquer les séances de sophrologie entre midi et deux, les enquêtes sur la qualité de “vie au bureau”…. alors qu’il serait tellement plus simple de ne pas générer ce stress.
    Alors que faire? Changer de boulot, de branche, pour retrouver ces méthodes de management ailleurs? Car elles sont partout (inutile de rappeler France télécom…?)
    Ou chercher une autre façon de “gagner sa vie”, car c’est bien de cela dont il s’agit.
    Actuellement je gagne suffisamment ma vie pour (sur?)-consommer allègrement. Mais aussi et surtout, voyager et vivre de belles expériences qui seront gravée à jamais et tu as raison Julien, c’est vraiment ça qui apporte du bonheur. Sans ce boulot qui ne m’apporte plus autant de plaisir qu’au début, je ne pourrais pas voyager autant et je serais certainement frustrée.
    Voilà où j’en suis, à me demander comment changer ma vie, comment continuer à gagner ma vie pour vivre ces belles expériences, sans avoir en contrepartie ce stress, cette pression, (bon disons juste un peu moins ce serait déjà pas mal!)

    Je vais déjà écrire ma Life List! Ca motive et pour la suite il faut que ça mûrisse…

  11. Sophie 9 septembre 2012 à 4 h 54 min - Reply

    @Sam : je trouve ton intervention rudement intéressante ! (Il faut vraiment que je me calme sur cet adverbe… parce que vous ne le voyez pas, mais chaque fois que je le dis, je lève l’un de mes index devant mon visage).
    Cependant, le côté “on découvre que l’homme n’est qu’un animal” me chiffonne un peu. Biologiquement, certainement. Neurologiquement, j’en doute (& je suis frustrée, mais d’une frustration sans égal, de ne pas pouvoir étayer mon propos avec des preuves scientifiques, ayant le niveau d’une élève de CE2). Nous avons une “conscience”. Je ne sais même pas si on peut situer son emplacement dans notre cerveau, mais le fait est que nous l’avons. Nous existons & cela nous différencie des animaux, qui eux, vivent. Exister c’est vivre & avoir conscience de vivre (philosophiquement), quelque chose qui n’est apparent que chez l’espèce humaine
    Philosophiquement, encore, j’évoquerais à ce titre la notion de perfectibilité émanant de l’homme (Rousseau, si tu m’écoutes buddy…).
    Dès l’instant où nous nous différencions de l’espèce animale par un état de conscience plus développé (je n’entends pas nécessairement meilleur), ledit libre-arbitre m’apparaît alors comme existant (puisqu’il s’agit d’une notion intellectuelle & non biologique).
    Il s’ébranle effectivement vis-à-vis des points que tu as pu mentionner, à savoir notre bagage intellectuel, familial, notre conditionnement social… (en revanche pour l’héritage lié au patrimoine génétique… je fais la moue). Mais ces points ne représentent pas un barrage infranchissable, loin de là. Une difficulté à surmonter, certainement, mais une difficulté franchissable (elle le fut d’ailleurs par de nombreux individus). Nécessitant alors davantage de volonté, entendons-nous, mais techniquement franchissable.
    Donc à la question que tu estimes que nous devons nous poser (à savoir s’il y a des hommes dans notre société contemporaine qui utilisent cette capacité de changement (tu noteras toi-même que tu as employé le terme de “capacité”. Tu entres donc dans une configuration où tu admets toi-même que ça l’est (une capacité), donc que c’est techniquement faisable)), je te répondrais, du ton suffisant de la sagesse professorale que je n’ai pas : MAIS CARRÉMENT !
    Évidemment que des hommes (au sens large, donc nous autres femmes je nous plonge dans la même besace) utilisent cette capacité de changement & heureusement d’ailleurs. C’est pour ça que nous sommes des êtres perfectibles, c’est pour ça que nous ne sommes pas tous en train de nous morfondre dans nos problèmes & que nous avançons, c’est pour ça que nous ne sommes pas tous bloqués aux traumatismes de notre enfance & que nous arrivons à devenir des êtres d’action & de positif malgré tout (je sais, ça sonne mal).
    Le faisons-nous tous pour autant ? Certainement pas. Il est bien plus facile de rester à patauger dans son marasme d’insatisfaction & de plaintes permanentes, le tout demandant moins d’effort que de passer à l’action pour prendre sa vie en main.
    Donc pour en revenir à la société de consommation (non car malgré tout, ce que je viens de dire n’était pas sans lien avec le sujet) : évidemment qu’elle appuie sur cette faille inhérente à l’homme. La flemme.
    La flemme de réfléchir, de penser, de remettre en question… & sur ces vilains péchés que sont l’envie & la gourmandise (ce dernier ne représente pas forcément un aspect alimentaire, btw). L’aspect “animal” en chacun de nous.
    Et bien-sûr qu’en soi ce n’est pas honorable, mais la pointer du doigt en disant “c’est sa faute”, c’est se victimiser sans remettre en question ses propres failles & le fait qu’elles soient surmontables. Enfin je ne sais pas vous, mais personnellement, ça me gonfle profondément de me dire “ah nan mais c’est pas ma faute, je ne suis pas maître de ça” (oui, anti-stoïcisme), on est dans de la paresse à l’état pur ! Alors ok, oui s’il pleut, que le bus a un accident & qu’un arbre me tombe sur la tête : non ce n’est pas ma faute. Mais bien-sûr que l’on est responsable de soi, de ses décisions, de leurs conséquences & je n’accepterais jamais que l’on se pose en victime d’une pulsion acheteuse forcée par M. Marketing car “il est vraiment trop fort & que je ne suis qu’un petit être faible”, non on n’est pas faible, quand on a un cerveau en état de marche ! (& un corps, mais c’est une autre histoire…).
    On n’est pas en position de faiblesse face à la vilaine société de consommation qui nous a vilainement poussé à l’achat d’un iPhone4S seulement 6 mois après que l’on ait acheté l’iPhone4 quand il y a des pays en guerre dans lesquels la population est décimée si elle ne coopère pas. Nous ne sommes pas dans une pulsion de survie, donc nous pouvons tout a fait dire “non”.
    Regardez-vous, d’ailleurs. Je suis la seule au sein de la foule a avoir admis (peut-être parce que je suis effectivement la seule concernée) succomber souvent & sans honte à des achats compulsifs & m’auto-reconnaître comme une surconsommatrice. Et c’est moi qui dit ça.
    Et parmi vous, qui pour la plupart faites mention de votre sens de la raison, du vrai bonheur qui ne s’achète pas & qui êtes donc “au-dessus de ça”, il n’y en a aucun qui se dit “mais si moi j’y arrive, tout le monde peut dire me*** à cette société de consommation”. Bien-sûr elle pousse au vice, mais c’est de votre faute si vous y succombez. Enfin en l’occurence, c’est de la mienne puisque je suis la seule surconsommatrice reconnue dans cet article.
    Je ne sais pas, quand vous voyez un type louche (allez, cliché, j’en suis pas fière mais bon…) qui demande son portable à un mec dans la rue 2mns pour un appel hyper urgent & que le mec lui prête, vous n’êtes pas étonnés si le type louche se barre en courant avec le portable, si ? Vous vous dites simplement que la victime s’est faite bêtement avoir, c’était gros. Eh bien là c’est encore plus gros.
    Bah c’est pareil, ici.
    Donc à mon sens, quitte à me répéter, non la société de consommation ne mène pas “AU” bonheur. Mais elle peut y contribuer à sa manière, oui.
    Mais pour tous ceux qui lui jettent la pierre en disant que non seulement elle n’y contribue pas mais qu’en plus elle n’est qu’un leurre qui nous éloigne du “VRAI” bonheur, je répondrais simplement que ce sont eux qui se cherchent des subterfuges pour s’éloigner de ce fameux bonheur véritable, car il est mythique mais pas facile à atteindre & qu’il est du coup plus simple de rejeter la faute sur autrui (autrui étant ici un concept) que d’assumer son manque de volonté.
    J’aurais préféré que cet article s’attaque aux propres faiblesses inhérentes à l’homme (& éventuellement traite de la tentation émise par la société de consommation pour nous mettre des bâtons dans les roues), plutôt que ce soit cette dernière qui soit sous les feux de la rampe, comme si elle avait une volonté propre alors que seuls nous, individus, l’avons.

  12. Alexis 8 novembre 2012 à 8 h 25 min - Reply

    haha j’aime beaucoup ce sempiternel debat.
    Ma conclusion est la suivante : je vais follower Sophie fissa.

    Et pour apporter mon ptit caillou a l’edifice, je me contenterai de ” et l’obsolescence programmee alors?”

  13. ardit 5 mai 2013 à 1 h 33 min - Reply

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=z7h7lbbdJ4I
    voici une vidéo qui serait interessante pour votrre débat

  14. anstett seraphin 16 février 2014 à 0 h 53 min - Reply

    Ne pas confondre plaisir et bonheur.. Le plaisir est ephemere il peut etre atteind de mille facons notamment grace aux divers babioles que l on nous vend. Le bonheur est d apres moi avant tout spirituel il est dans la capacite a dépasser ses sentiments les plus bas (jalousie egoisme) et dans la capacité d apprécier tout ce que la vie nous offre. Dans la capacité d apprécier meme les moments délicats qui apporte une fois surmonter plus de bonheur encore. Les imbeciles les avares les mechants.. doivent etre remerciés, nous leur devons le bonheur de n etre pas comme eux.

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