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Pourquoi Carpe Diem est une supercherie

Par Julien Perret 2 février 2012 15
Pourquoi Carpe Diem est une supercherie

Nous sommes au début des années 80. Phillipe vient tout juste d’être diplômé d’une grande école. Le plan qu’il conçoit depuis quelques années pour vivre la vie de ses rêves se déroule comme il l’entendait.

Il a choisi de travailler dans l’une des entreprises les plus adulées de ses anciens camarades de promotion et devrait rapidement obtenir une promotion. Pour cela, il travaille 60h par semaine, son avenir n’a pas de prix. Ses choix l’obligent à négliger sa famille et ses amis. La majorité de son temps en dehors des heures de travail est utilisé pour « recharger ses batteries ». Il le sait, mais c’est le prix à payer pour pouvoir atteindre son objectif.

Philippe économise. Il place chaque mois une partie des 12 000 francs que lui rapporte son job sur des fonds obligataires et il compte à terme investir dans l’immobilier, peut-être dans 5 ou 10 ans. Il a calculé qu’il pourrait ainsi être multi-millionaire aux alentours de ses 50 ans et prendre une retraite anticipée pour découvrir le monde. Mathématiquement, son raisonnement tient la route.

10 ans ont passés, et à l’âge de 35 ans, Philippe est en instance de divorce. Il déteste son job mais il ne lui reste que quelques mois avant d’être promu associé. Son plan continu de fonctionner à la perfection. Aux alentours de 40 ans, il possède déjà plus d’un million de francs sur son compte en banque. Il ne lâchera pas maintenant alors qu’il a déjà parcouru plus de la moitié de la route qui le sépare de ses rêves. Le décompte est engagé.

Lors d’un été de canicule, alors qu’il n’a que 47 ans, Philippe décède d’un arrêt cardiaque. Il ne lui restait plus que 3 ans avant d’accomplir son rêve. Ce rêve pour lequel il a mis de coté sa vie depuis l’âge de 20 ans.

Le sacrifice dune vie pour un rêve qui narrive pas

Vous vivez aujourd’hui, pas demain. Surtout, vous êtes le seul à pouvoir choisir de vivre heureux maintenant ou de sacrifier chaque jour qui passe en espérant un meilleur avenir. Tout est question de compromis, mais il est établi et incontestable que chaque jour que vous perdez ne pourra plus être regagné.

Le problème lorsque l’on sacrifie 30 ans pour vivre une belle retraite, c’est que la perception de notre objectif initial (et de son intérêt) sont voués à s’éroder. L’âge, l’aliénation d’un travail déprimant, la fatigue, le manque de motivation nous font progressivement oublier l’envie de qui nous animait au départ. La où nous avons envie d’aventures et de frissons à 20 ans, nous cherchons le confort et la sécurité à 60. Fondamentalement, rien ne prouve que la cause pour laquelle on se sacrifie n’ait encore un sens après 15 ans de dévouement.

Naît alors en nous un étrange sentiment, mélange d’amertume, de regrets et d’aigreur. On finit par en vouloir au monde, par râler contre tout, par faire preuve de pessimisme. Pourtant, c’est fondamentalement de notre faute si nous avons choisi de nous conformer à un plan de vie clairement bancal. Ce n’est ni la faute de notre employeur puisque nous avons choisi notre travail et que rien ne nous empêche de le quitter, ni la faute de notre famille qui ne demandais qu’à nous voir épanoui, ni la faute de nos parents qui ne pouvaient pas tout nous apprendre, ni la faute de personne d’autre.

C’est ce constat qui m’a forcé à créer The Life List il y a 8 mois. Cette volonté de dévier tranquillement de la route que j’avais empruntée pour prendre une direction moins sujette à controverse. Je ne pouvais plus me regarder dans un miroir chaque matin et me dire « allez, plus que 15 ou 20 ans et c’est bon ». C’est probablement ce constat qui vous amène ici aussi.

Et si jarrêtais simplement de me soucier de lavenir ?

Très rapidement, ce constat nous amène à comprendre que rien de ce que l’on pensait acquis n’est normal. Se battre pour une promotion, se plaindre de tout sans jamais se bouger pour changer les choses, tenter de se fondre dans le moule, agir en victime d’un système : tout cela n’est pas normal. Lorsque l’on prend conscience de l’absurdité des conditions dans lesquelles nous vivons, la première envie qui fait surface est de profiter de l’instant présent sans se ne plus se soucier de quoi que ce soit d’autre. Une sorte d’aversion au modèle du sacrifice pour une plus belle retraite.

On se met à vouloir dire je t’emmerde aux 30 ans de sacrifice pour s’offrir la voiture de ses rêves, le sac à main hors de prix sur lequel on lorgne depuis des lustres ou l’appartement de 120 mètres carrés qui nous faisait les yeux doux depuis quelques mois. Il n’est plus normal de ne pas avoir la liberté de s’offrir ce que l’on désire dés maintenant. On remercie dieu et Goldman Sachs d’avoir inventé le crédit grâce auquel on peut se payer toutes ces choses dont on rêvait dés aujourd’hui. Le rêve de demain devient accessible au prix d’un simple taux d’emprunts de quelques pourcents.

Notez comme la notion de vie et d’expérience est absente de ce modèle. Nos habitudes de jeune cadre dynamique ou d’ouvrier modèle nous ont appris à imaginer la belle vie comme une accumulation de biens que nous n’avons pas les moyens de nous payer. L’existence semble se cantonner à la démonstration d’un niveau de vie au dessus de nos moyens. C’est le cas typique des jeunes trentenaires claquant tout leur argent pour payer une bouteille en boite de nuit et dilapidant toutes les économies pour conduire une Porsche alors qu’ils ne peuvent rien se payer d’autre que des pâtes discount pour manger.

Carpe Diem ou lemprisonnement volontaire

Le problème d’une vie où l’on veut tout immédiatement, sans se priver, c’est qu’elle dessine en pointillés la route d’un avenir peu désirable. L’endettement à outrance aggrave la situation dans laquelle vous pouvez vous trouver. Les Etats-Unis ont été les précurseurs en la matière de crédit à la consommation et se sont pris une claque monumentale lors de l’effondrement de la bulle immobilière (soit dit en passant, ça ne les a pas arrêté). A la manière de l’état Français, on se retrouver rapidement à passer son temps à rembourser tout ce que l’on doit. Sous une image de richesse relative, on vit une vie miséreuse et difficile.

Pire encore, à force de profiter de l’instant présent, nous oublions de nous soucier de l’impact de nos conséquences à long terme. Le petit plaisir d’aujourd’hui qui devient l’horreur de notre vie quelques années plus tard (cigarette, alimentation, etc.).

Un Carpe Diem trop vite interprété nous conduit à oublier ce qui pourrait nous rendre réellement heureux. L’accumulation de biens ne peut durer éternellement et ne procure pas de bonheur durable. La bouteille de champagne et la table du carré VIP qui l’accompagne n’a plus aucun intérêt au bout de quelques heures, la belle voiture nous lasse, notre sac s’abîme. Et alors que les crédits s’accumulent, on s’approche du point de rupture où notre niveau de vie affiché devra impérativement diminuer. Carpe Diem est devenu une prison d’où il est impossible de s’échapper, et qui rendra votre vie encore moins attrayante que lorsque vous vous sacrifiez pour l’avenir.

Chercher la liberté

Oublions ce foutu Carpe Diem et commençons enfin à agir en adultes responsables. Rien au monde ne devrait vous laisser imaginer sacrifier le présent dans l’espoir d’un avenir radieux, tout comme rien au monde ne devrait vous laisser sacrifier votre avenir an agissant sans aucune précaution aujourd’hui.

Plus je réfléchis au modèle de vie que j’ai adopté et à ceux que j’observe autours de moi, plus je me dis que nous sommes tous en parti dans l’erreur. La question n’est finalement pas de savoir si l’on sacrifie le présent ou le futur, la question est de savoir quelle configuration nous offrira le maximum de liberté au présent et au futur.

Par liberté, j’entends tout autant la liberté de faire ce qui vous fait vibrer que la liberté de voir ceux que vous aimez autant que vous le désirer. La liberté de pouvoir consacrer un maximum de temps à ce que l’on aime faire, mais c’est aussi l’adéquation entre des revenus et un niveau de vie satisfaisant, ou encore une confiance suffisante pour s’épanouir socialement. Sacrifier sa liberté cest se priver d’être heureux.

Le deal doit donc être le suivant. Quest ce que je peux faire aujourdhui qui ne me prive pas complètement de ma liberté et qui massure d’être encore plus libre demain. Si je choisis de bosser comme un dingue pour économiser pendant des lustres, je me prive complètement de ma liberté aujourd’hui. Si je choisi de suivre le célèbre Carpe Diem, je me prive de liberté pour l’avenir. Comment faire dés lors ?

Vous pouvez par exemple choisir de suivre une carrière qui vous plait mais ne vous ronge pas complètement et vous laisse du temps libre pour voyager, expérimenter, vivre. Vous pouvez choisir quelques congés sabbatiques ou sans solde lorsque l’occasion se présente pour vivre ce dont vous rêver sans hypothéquer votre futur. Vous pouvez choisir de créer votre entreprise et de vous y donner corps et âme si le processus vous plaît et ne prend pas 10 ans. Les possibilités sont infinies.


Et la Life List la dedans ?

La life list est un moyen puissant de sobliger à conserver sa liberté dans un monde ou l’on est sans cesse entraîné par le tourbillon routinier d’un plan de vie carriériste. Elle me rappelle chaque jour à quel point ma carrière n’est pas tout, à quel point ma liberté passe par des centaines d’autres choses. Parce que réaliser sa Life List, cest être libre.

Je vous incite donc de nouveau à écrire vos Life List et à commencer à renouer avec la liberté au lieu de compter sur un stupide Carpe Diem qui ne vous mènera jamais à rien. Je vous incite même à menvoyer votre listes ainsi que quelques lignes expliquant ce qui a motivé son écriture, afin de vous engager à avancer pour la réaliser, et à nous entraider les uns les autres dans cette quête de la liberté !

A vos stylos !

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15 commentaires »

  1. Virginie 2 février 2012 à 8 h 52 min - Reply

    Salut Julien,

    Je partage totalement ton point de vue ! Tout est une question d’équilibre. Il faut mixer les projets à court, moyen et long termes, pour trouver la satisfaction tout au long de sa vie :-)

  2. Named 2 février 2012 à 12 h 40 min - Reply

    Salut Julien.

    Je viens de découvrir ton blog et je trouve cet article très pertinent, en particulier sur le fait de trouver l’équilibre entre les projet à court terme et à long terme .

    Comme je le dis souvent “En matière de travail le salariat est le choix de la sécurité et l’entreprenariat celui de la liberté” mais notre société et l’école nous prépare plus à être salarié qu’entrepreneur malgré que les nouvelles technologies et les évolutions de notre société nous permettent d’être plus indépendant .

  3. alteriche 2 février 2012 à 17 h 51 min - Reply

    C’est extrêmement compliqué. Je suis moi-aussi en train de m’organiser pour obtenir la vie que je choisis de vivre maintenant.
    Cela demande beaucoup de pugnacité et de force de caractère.

    Comment expliquer à son entourage qu’on réfute un modèle sociétal de pensée unique (souvent nommé “rat race”, mais on peut le décrire de pas mal de manières)? Je pense en particulier à mes parents (et je le dis avec d’autant plus de force que j’ai largement passé le cap du démarrage de vie professionnelle à 20 ou 25 ans – j’en ai 35): comment leur expliquer que finalement on ne veut pas d’un modèle qu’on estime néfaste pour soi, alors qu’eux-mêmes ont opté pour ce modèle, ce moule?
    Comment rester intégré dans ses cercles sociaux, eux-aussi formatés selon ce même modèle? Je le vis avec mes amis proches dont je m’éloigne inexorablement à cause d’un mode de vie de plus en plus aux antipodes du leur (voiture de rêve, sac à mains, grand appartement… et au fossé matériel, j’y ajoute le fossé “spirituel” car j’aspire à une vie sans attache, sans enfant (pour l’instant en tout cas)). D’un côté je me libère, je vis ma vie, de l’autre le corollaire est que je me marginalise en quelque sorte.
    Bref, c’est assez simple dans mon esprit: l’important c’est le voyage, pas la destination. Mais parfois délicat à faire comprendre (et à fortiori dans un monde managé par la peur et la crise via les médias qui entretiennent l’exercice de lobotomisation mis en place par nos dirigeants) à des gens pour qui seul l’objectif prime (et donc en quelque sorte pour qui “la fin justifie les moyens”)!

    On peut disserter des heures de développement personnel, de bien-être, de dessein. Mais je pense que la pierre angulaire, c’est l’argent, l’indépendance financière. Sorte de preuve matérielle. Peu importe que nous cherchions le bonheur: l’indépendance financière nous donne un alibi à cela. Reste encore à passer outre l’étiquette d’oisif collée à tort sur des gens uniquement en quête d’accomplissement personnel…

  4. Alex de WP Themes Pro 2 février 2012 à 18 h 02 min - Reply

    Salut Julien,

    Je suis arrivé aux mêmes conclusions que toi, le plus important dans la vie c’est la famille (et les relations), la santé et surtout : la liberté.

    Maintenant le tout c’est d’arriver à vivre confortablement sans se priver et réaliser ses rêves. Cela peut demander une période de travail intense (mais pas 40 ans !), le but est de se constituer des contenus passifs et alternatifs puis partir à l’assaut de sa Life List ;)

    Bonne continuation Julien !
    Alex

  5. Julien 2 février 2012 à 18 h 49 min - Reply

    @ Virginie : je suis content de voir que certains partagent ce point de vue!
    @ Named : merci pour ton commentaire, le système éducatif actuel est en effet un point de questionnement fondamental
    @ Alteriche : j’ai du mal à m’accorder sur le fait que l’argent soit la ^pierre angulaire. J’aurais plutôt tendance à penser que l’argent n’est rien d’autre qu’un moyen. La pierre angulaire est pour moi la notion de liberté que j’associe volontiers à l’épanouissement. L’argent n’est qu’un volet de la liberté, le temps en est un autre,et ils ne sont pas les seuls
    @ Alex : c’est exactement la vision que j’essaie de transmettre ici. le temps est une valeur aussi importante que l’argent quand il s’agit de réaliser ses rêves. Les compromis doivent toujours veiller à maximiser la liberté!

  6. alteriche 2 février 2012 à 19 h 21 min - Reply

    @Julien:
    Je me suis mal exprimé: je ne pense pas qu’il faille placer l’argent au frontispice des préoccupations. Ce n’est pas lié à un ordre d’importance, c’est un élément “parallèle” dont on ne peut pas se passer.

    Pas de voyages, pas de projets, pas de liberté sans argent. Mais tu l’as très justement décrit dans ton récit sur ce brave homme qui claque avant l’aboutissement de son plan, si l’argent devient le moteur et la priorité (même si cette priorité n’est que “temporaire”), alors c’est très néfaste.

    Je faisais d’ailleurs encore aujourd’hui la démonstration à une amie: pourquoi les gens confondent-ils et superposent-ils le travail et le gain d’argent?
    Le travail contribue à l’épanouissement, à l’équilibre, à la construction d’une société, à l’aide à autrui…etc. L’argent contribue à couvrir nos besoins courants. PARFOIS, l’argent est obtenu par le travail, mais si on part du postulat inverse, on se retrouver littéralement emprisonné dans ta démonstration (car pour le coup travail, argent, temps et (absence de) liberté se retrouvent interdépendants).

    Je vois l’argent comme un outil de financement, et non comme une fin en soi ou comme une ressource qu’il faudrait décupler sans cesse.
    Car aucun élément d’aucune Life List ne peut se faire sans argent (c’est là où je voulais en venir!).

    • Julien 3 février 2012 à 9 h 28 min - Reply

      @ Alteriche : alors nous sommes d’accord! :)

  7. Francois 4 février 2012 à 18 h 49 min - Reply

    Salut très bon article a ce propos j ai posté une vidéo sur mon blog de l auteur Daniel Goldstein issues des conférance TED qui rejoint ce sujet .

    ah oui autre chose Avast trouve un trojan sur ton site et le bloque.

  8. Arnaud 6 février 2012 à 4 h 36 min - Reply

    Ton article est intéressant, mais je ne peux m’empêcher d’intervenir car tu qualifies Carpe Diem de supercherie alors que visiblement tu as compris de travers cette notion (erreur courante). Je me permets de citer wikipédia par soucis de clarté et de brièveté :
    “Rendu célèbre auprès du grand public depuis l’Antiquité, l’extrait Carpe diem fait l’objet d’une mauvaise interprétation : traduit par « Profite du jour présent » (alors que les deux mots signifient « cueille le jour »), est compris comme une incitation à l’hédonisme le plus fort, peut-être le plus aveugle, il perd tout rapport avec le texte original, qui au contraire, incite à bien savourer le présent (sans toutefois récuser toute discipline de vie) dans l’idée que le futur est incertain et que tout est appelé à disparaître.
    C’est donc un hédonisme d’ascèse, une recherche de plaisir ordonnée, raisonnée, qui doit éviter tout déplaisir et toute suprématie du plaisir. C’est un hédonisme a minima : c’est un épicurisme (Horace faisait partie de ces épicuriens de l’ère romaine).”
    Je me permets de synthétiser : Carpe Diem nous incite à profiter de l’instant présent au sens d’éviter les déplaisirs et d’essayer de se contenter de peu de choses car la mort approche à petit pas.
    Mais ça n’enlève rien à ton article ^^

    • Julien 7 février 2012 à 10 h 32 min - Reply

      @ Arnaud : Je ne peux que m’accorder avec toi sur le sujet. Carpe Diem n’est dans son sens originel pas si stupide que cela. En revanche, c’est la définition qu’on lui entend aujourd’hui que je cherche à mettre en question. Le sens originel a largement disparu à ce jour à mon sens!

  9. Aude 15 février 2012 à 12 h 15 min - Reply

    Bonjour Julien,
    Je voyais plutôt le titre de ton article comme provocateur, étant donné le sens certes lointain, de carpe diem !
    Je suis tout à fait d’accord avec toi : impossible de se renier pendant 30 ans en espérant vivre la belle vie plus tard car rien ne nous assure qu’on sera toujours là, et il se pourrait que même en étant physiologiquement vivant, notre esprit soit tellement pris dans son carcan que de toutes façons ça ne se passe pas comme prévu !
    Bref, c’est aujourd’hui et maintenant notre vie…
    Et pour ça, il n’y a pas forcément besoin de beaucoup d’argent.
    Par contre il y a un gros travail intérieur à faire, pour virer toutes les croyances que la société nous a insidieusement distillés : il faut de l’argent pour partir en vacances, il faut s’éclater en boîte tous les week-ends…etc
    Non, je crois que si on regarde sincèrement au fond de soi, il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire pour profiter de la vie au quotidien : suffit d’être présent à soi-même et pas barré dans son mental !
    Respirer, prendre le temps de déguster un bon thé, faire un article pour son blog en y mettant tout son coeur ! Hi hi hi !
    Perso, je viens de prendre une dispo de la fonction publique, du coup les revenus de la famille diminuent des 2/3 car j’avais le plus gros salaire. Mais c’est rien en comparaison de ce que je vis actuellement, je peux prendre le temps de vivre.
    C’est inestimable !
    Merci, très bel article !
    Aude

  10. Marie de Une Plume & Une voix 10 mai 2012 à 21 h 50 min - Reply

    Eh bien, que d’articles intéressants sur ce blog que je découvre aujourd’hui! Particulièrement l’angle avec lequel tu abordes le sujet est vraiment bien choisi pour nous faire comprendre l’absurdité de ces extrêmes qui nous enferment. Merci pour ton article!

  11. tristan 15 juin 2012 à 15 h 46 min - Reply

    Vous etes aujourd’hui ou vos pensées et vos actions vous ont amené , vous serez demain ou vos pensées et vos actions vous mènent .
    c’est à vous de décider tout simplement ce que vous désirez et de suivre le chemin .

  12. Jean-Michel 13 octobre 2012 à 23 h 42 min - Reply

    La véritable locution est “Carpe diem quam minimum credula postero” autrement dit “Cueille le jour présent et sois le moins confiant possible en l’avenir”.
    La locution complète d’Horace n’est pas un ode au “tout tout de suite”, mais bien une réflexion qui explique que faire des projets c’est bien, mais il ne faut pas s’obnubiler dessus.

    Autre point de désaccord avec le rédacteur de cet article. Le bonheur se résume-t-il VRAIMENT dans la surconsommation effrénée? personnellement, je le pense pas, même si c’est ce que voudrait nous faire croire notre société de consommation. Le bonheur a de multiple facettes, dépendant de beaucoup de facteurs (à commencer par le propre vécu de chacun, mais n’empêche… Beaucoup de bonheurs ne se résument-ils pas en des situations de partage plutôt qu’en la conduite d’une porche ou le claquage d’argent en objet inutiles? Certes, s’acheter quelque chose dont on rêve est sympa sur le moment… Mais pendant combien de temps tient l’état de bonheur réellement? Alors que les souvenirs d’une rencontre avec quelqu’un peut permettre d’endurer bien des malheurs par la suite…

    Quand à la question “quelle configuration nous offrira le maximum de liberté au présent et au futur?”, pour moi c’est de la pure rhétorique. Pour la bonne raison qu’on ne peut pas anticiper tous les futurs possibles. Si par exemple on écrit un livre qui nous remplit de joie, et qu’ensuite le gouvernement change et devient plus autoritaire et juge ce livre subversif, et son auteur assigné à résidence, je ne suis pas sûr qu’on soit globalement plus heureux… Et comment aurions-nous pu prévoir un tel changement?
    Je préfère la formule “ne faudrait-il pas simplement vivre au présent en essayant de comprendre la responsabilité qu’entraîne ses actes”…
    Et d’ailleurs c’est avec ce genre d’optique que je suis devenu flexivore (autrement dit : végétarien qui mange très peu de viande), car le fait de manger de la viande entraîne l’élevage intensif et les abattoirs industriels qui sont tout SAUF raisonnables en terme d’impact écologique, et qui en plus engendre une vie de souffrance pour les animaux dans ces circuits…

    Et pour moi, non seulement “la carrière n’est pas un tout”, mais seuls comptent les relations entretenues avec les autres. Le reste, on s’en tamponnera le coquillard au jour de sa mort… Alors pour moi il faut remettre le côté hyper matérialiste de nos sociétés à sa place : une grande farce… Dispendieuse en terme d’énergie, de ressource et de temps…

  13. paxale 6 février 2013 à 2 h 23 min - Reply

    bonsoir . j ai lu avec attention le sens que tu as donné carpe diem . actuellement je vie en profitant du jour présent mais la question est peut être ça fait peur à mon entourage ? je bosse juste le temps qui faut . éleve mes enfants seule et viens de m offrir une belle voiture mais mes enfants ne mangeons pas que des pâtes . c est pour profiter d être ensemble et de voyager aussi . certes je me suis fait plaisir . mais peut être je fait peur pour une relation avec un homme ? avec mon carpe diem . ton article me fait réfléchir et je pense qu à des moments de la vie il ne faut trop l utilisé .

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