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Faut-il quitter son job pour changer de vie ?

Par Julien Perret 11 juin 2012 10
Faut-il quitter son job pour changer de vie ?

Il est désormais presque banal d’entendre parler sur la blogosphère de « rat race », « d’indépendance financière » ou de « revenus sur internet ». C’est le modèle que j’aime associer à Tim Ferris et sa semaine de 4h (pas forcément à juste titre puisqu’il est loin d’en être l’inventeur. Au mieux, il est celui qui aura sur marketer et banaliser ces concepts) et auquel de nombreux blogueurs français vous forment aujourd’hui en échange de sommes mirobolantes.

Pourquoi une telle prolifération de ces concepts au cours des cinq dernières années ? Les arguments ne manquent pas lorsque l’on parle à ceux qui ont, ou qui souhaiteraient embrasser ce nouveau mode de vie. Changer de vie en sortant de la rat race, c’est sortir d’un système qui « incite les gens à surtout ne pas prendre de risques et à s’accrocher à leur carrière, dans l’espoir qu’on leur donne plus de responsabilités et plus d’argent. », Ne plus se « plus à me plier aux règles du 9h00/18h00, à celles que m’imposent mon manager, à toutes ces concessions que je dois faire dans mon travail » ou encore découvrir une nouvelle conception des revenus et de la façon par laquelle j’y accède.

Pourtant, on se prend parfois à oublier l’objectif de ces concepts (i.e. gagner plus d’argent en travaillant moins): changer de vie pour être heureux.

Alors, il faut quitter la rat race pour être heureux ?

Lorsque j’ai commencé à pénétrer le monde du blogging avec worldemotions il y a deux ans, mon but était avant tout de réfléchir sur moi-même et de changer ma vie afin d’être plus heureux. On aspire tous à cela dans le fond. Mais le concept « changer ma vie » n’avait encore aucune matérialisation concrète dans mon esprit. Les incitations à quitter la rat race ont alors été nombreuses. J’ai souvent entendu dire que c’était le commencement de ma nouvelle vie, que l’étape était essentielle à mon épanouissement, que cela me débloquerait et me permettrait d’avancer. Pourtant je m’y suis toujours refusé. Ce n’était pas le moment. Pourtant, ma vie a littéralement changée, et… merde qu’est ce que je suis heureux.

Le bonheur n’est en aucun cas une conséquence directe de votre sortie de rat race (autrement dit, de votre démission ou autre rupture conventionnelle puisque c’est ainsi que la plupart de ceux qui « vivent de leur blog » ont procédé afin de maintenir un niveau de vie) : Il est clairement établi que deux forces contradictoires : la sécurité et le changement, alimentent votre niveau de bonheur quotidien. La sortie de rat race a pour effet immédiat (et positif) de provoquer un important changement dans votre vie. Mais elle assène un immense coup du lapin à votre sécurité. « Au début ça fait peur » affirment ceux qui ont tenté l’expérience, on perd une paye assurée à chaque fin de mois et un cadre au sein duquel on avait pris l’habitude d’évoluer (ce qui en soit n’est pas vrai si vous touchez le chômage, mais c’est un autre débat). Devenir entrepreneur c’est d’endosser un énorme paquet de risques, des moments de solitude et de tergiversations à savoir si l’on a fait le bon choix ou non.

Le bonheur n’est en aucun cas une conséquence directe de votre indépendance financière ou des revenus que vous allez générer sur internet. L’argent ne fait pas le bonheur. L’adage a été assez répété, critiqué ou modifié pour que je n’ai pas à l’expliciter ici.

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue. L’adage est souvent complété à juste titre. C’est ce que démontrent des données analysées par plusieurs chercheurs américains en psychologie. « Les gens qui vivent dans des pays riches tendent à être globalement plus heureux que ceux qui vivent dans les pays pauvres. Et au sein du même pays, les plus riches tendent à être un peu plus heureux ». Mais alors, pourquoi tous ces millionnaires sombrant dans la déprime ? Pourquoi tout ces heureux entrepreneurs à succès survivant sous infusion de cocaïne ou d’autres produits troublant leur réalité maussade ? Plusieurs éléments de réponse à cette question qui préoccupent tant d’esprits inspirés.

D’une part, l’idée qu’augmenter vos revenus permet d’être plus heureux ne fonctionne que jusqu’à une certaine limite (i.e. qui se situerait aux alentours de 75 000 $ par an, soit environ 4000 euros par mois). Au delà, « de nouveaux accroissements du revenu n’aident plus les individus à faire ce qui les rend heureux : passer du temps avec les gens qu’ils aiment, éviter les souffrances et les maladies, et avoir des loisirs. »

D’autre part, certains riches sont moins heureux que d’autres parce qu’il existe plusieurs manières de dépenser son argent. Et c’est la que nous touchons enfin ce qui nous intéresse. (Note, j’ai effectivement quitté mon emploi depuis maintenant quelques semaines, mais les raisons qui m’y ont poussé sont tout autres : pour en savoir plus, consultez Pourquoi j’ai choisi de tout plaquer pour changer de vie)

Changer de vie, c’est simplement trouver un moyen de vivre ses rêves

Ce n’est pas en sortant de la rat race et en atteignant l’indépendance financière que vous deviendrez automatiquement heureux. Certes, vous changer de vie, mais pour quelles raisons ? Il manque une brique essentielle permettant de créer le lien de cause à effet entre les deux phénomènes. Tim Ferris l’expliquait très bien en mettant en avant ses expériences (i.e. le tango, les arts martiaux, les voyages) dans son célèbre best seller. Voila ce qui frappe quand vous rencontrez les gens heureux, qu’ils soient ancrés dans une grosse multinationale ou de simples entrepreneurs vivant à l’autre bout de la planète. Les gens heureux ont des rêves et vivent pour les réaliser.

C’est ce qui m’a inspiré le concept de life list. Votre vie doit être portée par des expériences, par des choses qui vous font vibrer et vous aident à vous lever chaque matin. Peu importe que vous travailliez 1h par semaine si c’est pour passer le reste du temps à regarder des vidéos sur youtube. Il y a fort à parier que le commercial export voyageant d’un bout à l’autre du monde pour le compte d’une multinationale est bien plus épanoui que vous ne l’êtes. Vos rêves doivent être le seul étalon pour déterminer le temps libre et l’argent dont vous avez besoin.

Pour conclure, j’aimerais ne plus vous entendre dire que vous êtes passionnés de marketing et d’indépendance financière. La plupart d’entre vous ne le sont pas réellement. J’aimerais ne plus vous entendre dire que vous ambitionnez de gagner plus d’un million d’euros ou de posséder plusieurs résidences que vous sous-louez à droite et à gauche. J’aimerais simplement vous entendre dire que vous faites tout cela pour avoir suffisamment de temps et d’argent pour réaliser vos rêves, tous vos rêves.

Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite donc à vous lancer dans ma méthode pour changer de vie (disponible gratuitement sur le site) à créer une liste et à la partager avec votre entourage ou vos lecteurs si vous possédez un blog. Un engagement bien moins risqué et bien plus rentable que votre potentielle démission.

10 commentaires »

  1. Virginie 11 juin 2012 à 14 h 24 min - Reply

    Complètement en phase avec toi, Julien !
    En ce qui me concerne, mon objectif est de me rapprocher de mon idéal de vie : m’affranchir des contraintes de lieu et d’horaires.
    Ça ne veut pas dire ne plus travailler, mais être libre de travailler d’où l’on veut et quand on se sent bien pour travailler (pas un 9h-17h imposé, et ça ne veut pas forcément dire moins d’heures).
    Et je ne crois pas qu’il soit indispensable de poser sa démission pour tendre vers son idéal de vie, même si c’est ce que beaucoup de blogueurs affirment.
    Bien sûr, ne plus avoir de paie régulière oblige à avancer si on veut continuer à se nourrir, mais ça n’a pas que des effets positifs.
    Quand on est aux abois, on peut devenir prêt à faire n’importe quoi pour faire rentrer de l’argent dans les caisses… “parce qu’il faut bien vivre”. Et le risque, c’est de renoncer à ses valeurs et de se mettre à vendre ou recommander n’importe quoi pour de l’argent.
    C’est comme quand on veut changer de job. Quand on en a déjà un, on peut se permettre d’être sélectif. Quand on n’en a plus, on revoit vite ses exigences à la baisse…

    • Julien Perret 13 juin 2012 à 12 h 14 min - Reply

      Merci Virginie. Encore une fois, tout est question d’équilibre. Réussir à trouver la juste mesure entre moyens et temps libre est une constante fondamentale pour réussir sa vie !

  2. Xavier 12 juin 2012 à 22 h 22 min - Reply

    Bravo pour cet article Julien. Je te rejoins tout comme Virginie, l’objectif en soi n’est pas d’être riche (pas pour moi en tout cas) mais d’avoir suffisamment de temps libre pour réaliser tout ce que j’ai envie de faire.

    Certes je pourrais commencer dès maintenant (et c’est d’ailleurs ce que je fais) mais on a beau dire les journées ne font que 24h00 donc chaque chose en son temps :)

    Pour le moment web-entrepreneur et salarié j’ai décidé de passer au 4/5eme pour avoir plus de temps pour avancer … une évolution par étape qui devrait me permettre d’ici quelques mois de vivre pleinement de mes “revenus Internet”.

    • Julien Perret 13 juin 2012 à 12 h 11 min - Reply

      Merci pour ton retour Xavier. Le passage aux 4/5 est une solution que beaucoup négligent alors qu’elle présente des avantages indéniables. Dommage qu’elle ne soit pas possible dans tous les corps de métier !

      Bonne chance pour la suite !

  3. Khalid 16 juin 2012 à 11 h 08 min - Reply

    Bonjour Julien,
    Merci pour ton article et pour ton blog super intéressants !. Complètement mon état d’esprit du moment que de vouloir travailler autrement. Le temps est une valeur précieuse et je suis d’accord : il faut changer de vie pour avoir suffisamment de temps. En effet, celui-ci ne s’épargne pas sur un compte spécial qu’on pourrait un jour ouvrir à notre retraite, comme on le fait pour l’argent. Une fois que le temps passe, c’est fini !. Profitons du temps maintenant et faisons des “mini-retraites” (concepts évoqués dans le livre de Tim Ferriss maintenant pendant qu’il en est temps, avant d’être amoindri (peut-être) physiquement et mentalement à partir de la retraite (ça va être chaud de surfer avec de l’arthrose ou des problèmes de vue !).
    Je pense que le départ d’une boîte, du 9h/18h, c’est comme l’atterrissage d’un avion : il faut le faire par pallier pour ne pas se “crasher” ! : définir les coordonnées du plan de vol, du point d’atterrissage à savoir définir un objectif clair (savoir où je vais et pourquoi ?), m’y préparer (finance, art de vie minimaliste pour ma part,…). Se fixer une limite dans le temps pour réussir et occulter que le bonheur passera par beaucoup d’oseille dans son compte en banque (les problèmes augmentent avec le surcroît d’argent et le milliardaire dépressif sur son yacht pourra en témoigner !). La richissime fille (par héritage) d’Aristote Onassis, un riche armateur grec, déprimait car elle pensait que ces amis n’en voulait qu’à son argent, comme quoi ?….
    Continue à nous intéresser avec tes articles et encore merci.

    Khalid H.

  4. Simon de Toile-filante.com 18 juin 2012 à 13 h 20 min - Reply

    Encore un article bien senti et rafraîchissant. Ca fait du bien de remettre les choses à leur place.
    Gagner de l’argent devrait permettre de “s’acheter du temps”. en gros déléguer les taches qui ne nous intéressent pas afin de se dégager du temps pour ceux qu’on aime.
    Allez, je retourne bosser moi…

  5. Aurélien 3 juillet 2012 à 10 h 33 min - Reply

    Merci pour cette réflexion très intéressante.

    Chacun a sa vision des choses mais il est clair que notre société nous pousse quotidiennement à faire des choses que l’on n’apprécie pas et nous fixe beaucoup de contraintes…

  6. Carole 16 août 2012 à 9 h 43 min - Reply

    Bonjour Julien,
    En voici un autre qui a trouvé une solution sympathique..
    http://www.gentside.com/insolite/il-vend-sa-vie-sur-ebay-pour-faire-le-tour-du-monde_art43797.html

    • Julien Perret 16 août 2012 à 12 h 04 min - Reply

      Très bon exemple, je vais le retenir celui la. Merci de me l’avoir fait connaitre Carole!

  7. Francois 15 février 2013 à 20 h 45 min - Reply

    La réponse pour moi a été “OUI” et c’est sans regrets :)

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