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N°39 – Le Japon

Par Julien Perret 5 novembre 2011 1
N°39 – Le Japon

J’ai posé le pied au Japon pour la première fois il y a un an maintenant. C’était une fin de matinée pluvieuse caractéristique des fins de mois d’octobre à Tokyo. Alors que mon neveu de 10 ans s’endort sous l’effet des 7 heures de décalage horaire dans le train qui mène vers la gare centrale de Tokyo, je regarde le paysage passer de la verdure de Narita aux gris de la mégapole Japonaise. Au fil des paysages, je vois les mangas de mon enfance ressurgir de mon inconscient. Nous avons tous été bercé par la culture japonaise sans réellement le vouloir. On se sentirait presque chez soi au milieu des 12 millions d’inconnus qui peuplent Tokyo. Nous sommes arrivés à la gare centrale.

Ce qui étonne à Tokyo, c’est qu’il est quasiment impossible pour un européen de se repérer en regardant l’adresse d’un hôtel. Nous sommes contraints de héler un taxi pour faire les 2 derniers kilomètres qui nous séparent d’une sieste quasiment obligatoire, un taxi qui s’avère ne pas parler un mot d’anglais. Le début d’une période au cours de laquelle les contacts avec les étrangers vont s’avérer bien plus réduits que je n’aurais pu l’imaginer.

C’est Jean-Philippe, imminent bloggeur français (1) installé depuis maintenant quatre ans au Japon qui l’expliquera le mieux lors d’un succulent déjeuner traditionnel au cœur de Shibuya. « Il est difficile de se lier en profondeur ici. La barrière de la langue est une chose, mais il faut lui ajouter la conception du rapport aux autres, extrêmement différente de celle que nous avons en Europe ». Tout est codifié, difficilement compréhensible si l’on n’est pas initié. Mon neveu sera le premier ravi de savoir qu’il est tout à fait normal de faire un bruit monstrueux lorsque l’on mange un bol de ramen, les radins apprécieront le fait qu’il est mal vu de laisser un pourboire.

Tokyo est un merveilleux contraste de froid et de chaud. Le froid que dégagent le détachement brutal de ses habitants et l’austérité du béton à perte de vue, entrecoupé de câbles électriques donnant l’impression d’une ville rafistolée de toute part. Le chaud de ses petits restaurants populaires dans lesquels on vous remercie à n’en plus finir d’avoir acheté un bol de nouilles à 500 yens (5€) ou de ses bains publics (qui sont usuellement baptisés Onsens) qui seraient probablement assimilés à des saunas échangismes si l’on tentait d’en ouvrir un à Paris. Le japonais n’a aucun problème avec sa nudité, ce qui a quelque chose de dérangeant au premier abord mais s’avère finalement complètement anodin.

Nous retrouverons des Onsens quelques jours plus tard aux abords du mont Fuji. L’accès à la légendaire montagne au chapeau blanc se fait au prix d’un périple de quelques heures qui nous entraîne tour à tour à bord d’un vieux train, d’un funiculaire puis d’un téléphérique.

Dés notre arrivée, le paysage du mythique volcan prend des allures d’apocalypse pour notre passage puisqu’un typhon portant un joli nom de demoiselle américaine (je l’ai complètement oublié) décide de s’abattre sur la région pour quelques jours. Le déluge a finalement plusieurs bénéfices. D’une part, il donne un aspect brumeux et dramatique au lac de Hakone sur lequel nous naviguons quelques heures à bord d’un bateau pirate (quand je vous dit qu’il y a un fossé culturel colossal). D’autre part, il nous pousse vers un restaurant traditionnel perdu au milieu des montagnes verdoyantes dans lequel je découvre avec stupéfaction qu’une grande partie de la cuisine traditionnelle haut de gamme est composée de fruits de mer. Je hais les fruits de mer. Ca sent mauvais.

Une fois qu’il en a marre de Tokyo et de ses habitants aux coiffures exubérantes, le touriste est généralement incité à prendre la direction de Kyoto (même le pénible guide du routard s’accorde sur ce passage, au point que je m’inquiétais d’y trouver un repère à bobos en quête de méditation et de paix intérieure). Mais il faut reconnaitre que pour une fois, suivre la masse allait être la meilleure décision à prendre. Une fois sortis d’un abjecte quartier s’étendant sur un rayon de 2 kilomètres autour de la gare centrale (et après avoir joyeusement cédé à la volonté du petit monstre de 10 ans désireux de vérifier si le Mc Do avait le même goût partout dans le monde), nous voila plongés plusieurs siècles dans le passé. Arborant fièrement deux vélos franchement peu maniables et un parapluie transparent (qui, en plus de son usage primaire aura parfaitement freiné l’essentiel de ma course), nous errons de temples en jardins japonais, de jardins en monuments historiques. Le millier de temples parsemés dans la ville offre un spectacle suffisamment varié et coloré pour occulter tout ce que représentent les deux geishas que nous croisons par chance à la tombée de la nuit. Kyoto fait partie de ces villes qui poussent votre esprit à reprendre ses habitudes d’enfant. On s’imagine rapidement dans la peau d’un émérite samouraï parcourant le Japon féodal en quête d’un trésor sacré ou d’un monstre imaginaire à découper. Le temps est alors venu de se faire Harakiri et de reprendre le Shinkansen (traduire grand train blanc au nez bizarre) en direction de l’est.

Car c’est à l’est de l’ile que se trouve l’un des vestiges les plus douloureux de l’histoire moderne du Japon. Le nom d’Hiroshima continue aujourd’hui à me faire frémir tant cette ville transpire encore des résultats d’un des pires cataclysmes que l’homme ait volontairement décidé de provoquer. La ville s’est offert une nouvelle vie, ne gardant en mémoire qu’un monument désossé à l’endroit ou la bombe s’est abattue il y a 65 ans. Mais se trouver la, au milieu de celle qui fut rasée en quelques instants de la main de l’homme ne peux vous laisser indifférent. Je pense même qu’il s’agit d’une expérience qui vous marque à vie.

J’aurai pu vous parler du sanctuaire de Miyajima, de Nara et des ses faons prêts à dévorer tout ce qui leur tombe sous le nez, du fantomatique mais sensationnel parc de Nagashima ou encore de notre nuit dans un hôtel capsule, apogée de la différence culturelle qui sépare l’hexagone du pays du soleil levant, mais il y aurait tellement à dire sur le japon que je me verrais dans l’obligation de passer une nuit blanche. Ma santé mentale ne me le pardonnerait jamais. Cela devrait vous laisser un peu plus de temps pour commenter cet article et partager vos expériences ou rêves de Japon !


Japon, Tokyo, Kyoto, Liste, Life List, Bucket list, avant de mourir, 100 choses, à faire avant de mourir

One Comment »

  1. Jérôme Hoarau 5 novembre 2011 à 15 h 02 min - Reply

    Beau résumé de ce voyage !
    Tu y es resté combien de temps ?
    Parce que tu as pu faire ps mal de choses on dirait. J’ai pu faire globalement les mêmes endroits mais j’avais 6 mois pour ça :-)
    Hiroshima m’a bien marqué aussi…

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