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L’homme qui voulait vivre sa vie (et ses rêves)

Par Julien Perret 20 décembre 2011 6

C’est aux suites d’une angine virale que je me suis retrouvé cloué chez moi près d’une semaine à errer sur Canal+ à la demande. Un véritable vidéo club à portée de télécommande, à en coire que finalement, la télévision évolue plutôt bien. Quoi qu’il en soit, c’est dans un moment de faible fièvre que je suis tombé sur ce film au titre si évocateur : « l’homme qui voulait vivre sa vie ». Immanquable lorsque l’on est soi-même l’auteur d’un projet dont l’objectif est de réaliser ses rêves. Deux minutes plus tard, j’étais calé sous ma couette et le film démarrait.

L’histoire est envoutante. Avocat d’affaire, la trentaine, une femme et deux enfants magnifiques, Paul Exben a réussi. Sauf qu’il en a mis de côté son rêve premier : devenir photographe. Sa femme, Sarah, plus par provocation et par manque de présence de son mari, prend un amant. C’est leur voisin et il est… photographe. Paul apprend cette liaison, l’édifice s’écroule. La suite n’est à mon goût pas à la hauteur de l’idée de départ, mais Paul deviendra à la fois le photographe qu’il a toujours révé d’etre, avec un succès inéspéré, mais aussi le meurtrier du voisin. Le film se termine sur une note assez sombre et mystérieuse. A s’en demander si vouloir vivre sa vie était une bonne idée !

Seulement, le fait est qu’en dehors du déchirement que constitue la perte de ses enfants, le Paul qui vit ses rêves est heureux. Bien entendu, il est hanté par la peur qu’on découvre un jour son crime, mais sa passion semble lui donner quelque chose de nouveau, quelque chose qu’il n’avait jamais connu auparavant.  Ce qui repose une nouvelle fois la question que je me pose tous les jours, et que vous vous posez probablement depuis que vous êtes tombés sur ce site : Devrais-je tout quitter et vivre ma vie ?

Si l’on se réfère uniquement au film pour répondre à cette question, on peut tirer deux enseignements. Le premier, c’est que l’idée est terriblement risquée. Le deuxième, c’est qu’elle est d’autant plus risquée que l’on attend pour le faire, et ce parce que la perspective de laisser une famille et un cadre rassurant derrière soi semble terriblement blessante. De manière sous-jacente transparaissent ici deux idées pour lesquelles je milite en permanence :

  1. Il ne faut pas attendre pour vivre vos rêves. Chaque jour que vous passez à vous dire que vous vivrez demain est un jour de plus à prendre racine dans votre cadre actuel. Chaque jour au cours duquel vous reportez votre avenir rendra votre changement de situation plus difficile. Il sera nettement plus facile d’integrer une famille dans une vie déjà façonnée à la manière dont vous l’entendez que d’essayer de modeler votre vie une fois votre cadre de vie figé
  2. Tout quitter avec fracas, comme pour sonner le glas d’une nouvelle ère est une solution souvent trop difficile à endurer. Chaque instant où vous vous retournerez, vos souvenirs viendront hanter votre nouvelle vie « rêvées ». Il est finalement assez rare que tout soit à jeter dans votre vie actuelle. Mieux vaut à mon avis jouer la carte de l’évolution progressive

Ne soyez donc pas Paul Exben, apprenez dés maintenant à cultiver vos rêves et à les intégrer dans votre vie. Ce film, bien qu’il ne soit qu’une fiction, illustre de manière très poétique la manière dont on peut finalement être malheureux en ayant refusé d’avoir vécu sa vie. Si comme lui vous souhaitez devenir photographe, n’attendez pas d’avoir tué le voisin qui servait d’amant à votre femme pour le faire, lancez-vous dés maintenant. Vous ne vivrez pas deux fois, vos fibres passionnelles ne peuvent pas être négligées. Il est plus que temps d’écrire vous aussi votre liste si vous ne l’avez pas encore fait  (et de prendre 1h30 pour regarder ce film touchant bien que frustrant sur la fin!)

 

6 commentaires »

  1. alteriche 22 décembre 2011 à 15 h 56 min - Reply

    Merci pour cet hommage au film. J’ai moi-aussi énormément apprécié ce film (que j’avais vu à sa sortie en salle, il y a un moment).
    A noter qu’il mérite d’être vu sur grand écran car la seconde partie est visuellement très belle.

    Il s’agit d’une adaptation d’un romain américain. Douglas Kennedy, son auteur, a d’ailleurs beaucoup apprécié le film:
    http://www.cinemotions.com/interview/116947
    A noter que le film et le livre sont assez différents, surtout concernant leurs fins:
    http://www.excessif.com/cinema/actu-cinema/news-dossier/livre-vs-film-l-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie-des-intrigues-secondaires-6123647-760.html
    N’ayant pas lu le livre, je ne peux en dire davantage mais il semble que sa fin soit moins sombre.

    Je ne suis pas totalement d’accord avec toi:
    _ “La suite n’est à mon goût pas à la hauteur de l’idée de départ, mais Paul deviendra à la fois le photographe qu’il a toujours révé d’etre, avec un succès inéspéré, mais aussi le meurtrier du voisin. Le film se termine sur une note assez sombre et mystérieuse. A s’en demander si vouloir vivre sa vie était une bonne idée !”
    Le meutre n’est finalement que secondaire même si déclencheur.
    C’est cette seconde partie du film qui est très intéressante et j’avoue qu’en sortant de la salle, j’avais eu la même réaction que toi qui a mûrie par la suite (en dépit d’autre visionnage du film).
    J’y voyais la fuite et la négation de son passé (pour ne pas être rattrapé pour son acte meurtrier). En fait, je pense que ça décrit surtout le cheminement: un élément déclencheur (pas forcément un meurtre!!) – une rupture nette avec sa vie actuelle (essayer de démarrer un rêve en part-time ou changer de vie en douceur, ça ne marche pas!) – un renouvellement, une réinvention de soi perpétuelle (pour éviter la routine et surtout éviter de reconstruire un système bis qui nous emprisonnerait à nouveau: changer de paradigme mais pas de modèle!).
    La fiction fait appel à des hyperboles pour plus d’impact sur le spectateur, mais c’est le fond qui est important et comme tu le soulignes: il ne faut pas attendre.

    Chamfort disait “Les passionnés ont vécu, les raisonnables ont duré.”
    Prompt rétablissement et joyeux Noël :)

  2. Arnaud 23 décembre 2011 à 12 h 54 min - Reply

    Mince, tu m’as raconté la fin du film… SPOILER !
    Je vais quand même le mater quand j’aurai un moment.

  3. Marie 13 janvier 2012 à 9 h 31 min - Reply

    Il y a également un autre film dont le titre m’échappe et qui mérite réflexion. C’est l’histoire d’un jeune homme qui quitte tout pour vivre son rêve de grands espaces. Qu’il concrétise en vivant dans le grand nord canadien je crois (en tout cas, les images sont sublimes). Puis après avoir assouvi son désir de solitude, il décide de rentrer chez lui et rejoindre le “monde”. Sur le chemin du retour, victime d’un accident, il meurt, seul, sans personne pour le secourir.

  4. Yann- Les outils du bonheur 19 janvier 2012 à 8 h 27 min - Reply

    C’est un film quand même difficile et pas très gai dans l’ensemble. Mais un bon film. J’ai bien aimé la morale à la fin.

    @marie au dessus : Tu parles de Into the wild (film superbe de Sean penn tiré d’une histoire vraie) lui même tiré d’un livre de Jon Krakauer que j’ai adoré (le livre est plus une étude psychologique afin de tenter de comprendre ce qui à poussé ce jeune étudiant brillant à vouloir quitter son milieu confortable et vivre comme un sdf ) http://www.amazon.fr/gp/product/2264048301/

  5. fabrice 20 janvier 2012 à 1 h 04 min - Reply

    Je te conseille de lire le livre, il m’avait marqué!

    D’ailleurs, au passage, je suis un grand fan de Douglas Kennedy,ses livres sont intéressants, tu devrais aimé, c’est en général une critique du conformisme.

    Le film est bien, bon moins bien que le livre, bien sûr!

  6. Illusions 10 mai 2013 à 17 h 41 min - Reply

    Bonjour,

    Pour compléter le sujet, je vous conseille de vous rendre sur le site http://www.laloux.org/l-homme-et-ses-illusions/

    Merci.

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